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( Si vous vous demandez “pourquoi feu l’hokage ?” et “pourquoi en anglais ?”, c’est tout simplement en référence à un truc bien précis. J’offre un caramel mou à celui qui trouve o/ )
Il y a quelque chose que je ne comprends pas très bien au sein de notre otakuisme local, ou comme on dit, au sein de la blogosphère : c’est cette élitisme étrange qu’entretiennent un nombre apparemment non-négligeable de personnes. Un peu comme si ceux-ci avaient oubliés que ce qu’ils matent et lisent, ce sont des putains de japoniaiseries, qui elles-même appartiennent à un putain de commerce de masse comme un autre. Comme toutes les autres, notre sous-culture à aussi bien ses Meyer que ses Zafón. Les chef d’oeuvres ne sont pas un dû régulier, comme certains ont l’air de le croire, mais une chance. Une chance dont on peut très bien profiter sans avoir à cracher sur tout ce qui ne frôle pas l’excellence.
Le moe est un facteur phare de la production manga et anime actuelle. Si vous n’aimez pas le moe, alors vous n’aimez pas la culture visuelle japonaise moderne, et dans ces conditions, on pourrait s’aventurer à penser que vous n’êtes donc pas un otaku (ou alors un otaku hypocrite, ou peut-être un “anti-otaku” ?).
A mon sens, être otaku, c’est assumer le fait qu’on adhère à une sous-culture quelque peu perverti, et ce dans de multiples sens. Et après tout, c’est bien pour ça qu’il est si drôle d’être un otaku ! Avec qui d’autres pourrions-nous discuter avec le sourire de toutes ces inventions et idées tordues que nous a dévoilé notre sous-culture ?

Tu prends la Disparition comme exemple au hasard ou pour avoir constaté son rejet ? Parce qu’Haruhi est peut-être une des seules séries “moe” à faire consensus chez tous les fandoms.
Alors je ne suis pas un otaku.
Qu’est ce que ça peut me faire ? Est ce que perdre le droit de m’identifier à un groupe (de nazes) va m’empêcher de voir mes anime ? Non.
Il y a masse d’anime qui se passent de moe et qui brillent assez pour qu’on les remarque. C’est de ces anime là dont je suis amoureux, peu m’importe tes histoires d’otaku, de disette sexuelle et tout le reste.
OH TOI TU VAS AVOIR DES PROBLÈMES TOI. TU VAS AVOIR DES GROS PROBLÈMES. HOLALA. J’AIMERAIS PAS ÊTRE A TA PLACE PARCE QUE TU VAS EN CHIER ! HOLALA !
* in b4 Amrith *
Lux -> C’est une constation. A la sortie des fansubs, sur les forums français (je pense à Haruhi.fr et Thalie), y a eu pas mal de remarques négatives sur ces histoires de Yuki moe (absolument tout le monde s’accordent à dire que le film est génial, mais apparemment pour certains la simple présence d’une forte figure moe le plombe), mais absolument rien à ce propos sur les forums anglophones (animesuki). C’est cette différence qui m’a fait réagir, et c’est la raison pour laquelle il est précisé “otaques français” dans le titre du strip.
3-21 -> Sauf que j’ai bien peur qu’on ne choisisse pas d’être otaku ou non =P
(et en prévention, non, je ne suis pas en train de me contredire. Je ferais remarquer que j’ai avancé l’idée “pas aimer le moe = pas otaku” de manière très réservée et hypothétique)
Donc… otaku hypocrite ? =P
Amo -> C’est un risque pris en connaissance de cause xP
Cherche bien sur Animesuki, il y a des méchaphiles cachés partout.
Sinon, bonne chance pour les commentaires à suivre (quoique tout le monde a sûrement déjà tout balancé sur le bilan d’Exelen).
Les mechas c’était mieux tout ça. Le moe c’est le cancer tout ça. Naruto c’est de la merde tout ça.
Finalement, qui est otaku ici ? Otaku c’est comme geek : tu regardes des animes t’es otaque de nos jours.
T’as aussi oublié un pan des gens qui ont vu la disparition et qui ont dit “tout ce buzz pour ça ?”.
3-21 -> Sauf que j’ai bien peur qu’on ne choisisse pas d’être otaku ou non =P
(et en prévention, non, je ne suis pas en train de me contredire. Je ferais remarquer que j’ai avancé l’idée « pas aimer le moe = pas otaku » de manière très réservée et hypothétique)
Donc… otaku hypocrite ? =P
Derp ? C’est quoi être un otaku ? Apprécier l’animation japonaise ? Dans ce cas là j’en suis un en effet, mais alors le fait d’apprécier ou non le moe est une autre histoire
Il faut arrêter de croire qu’on entre dans les anime par frustration sociale ou je ne sais quoi.
Si on aime pas le moe on n’est pas un otaku ? Dans ce cas si on peut dire, “celui qui n’aime pas le shonen n’est pas un otaku” ou “qui n’aime pas le seinen n’est pas un otaku”.
Non plus sérieusement il y a des genre qu’on apprécie, d’autres moins mais c’est ridicule de dire que le moe fait l’otaku. N’essaye pas de justifier t’a pervertie sous l’excuse de l’otaku.
Suryce -> Je ferais remarquer que j’ai avancé l’idée « pas aimer le moe = pas otaku » de manière très réservée et hypothétique
Ce qui tu n’as pas avancé de manière hypothétique, c’est : “Si vous n’aimez pas le moe, alors vous n’aimez pas la culture visuelle japonaise moderne”, et je pense que si je n’aimais pas cette dernière, je ne serais probablement pas ici. On n’est pas obligé d’en aimer toutes les composantes pour aimer le tout. Ca me dérange un peu de lire ça, pour tout dire. On m’avait dit à un moment au sujet de TTGL : ‘Du coup si tu n’aimes pas, c’est toi le problème, pas TTGL.’, et j’avais fait la même remarque.
Pour ce qui est du moe, il ne me dérange pas, mais je ne l’aime pas particulièrement. Ca me dérange un peu qui soit stigmatisé de la sorte (franchement, en soi, ce n’est pas mal), surtout que ça peu donner de bons résultats. Le problème vient surtout du fait que les Japs ne veulent que ça, donc on leur donne que ça, et moi je ne veux pas ‘que ça’.
Naouak -> Ah bah, j’ai souvent vu le commentaire “tout ce buzz pour ça” vis-à-vis de la série, mais je n’ai pas souvenir de l’avoir vu pour le film. (et Lux ->) Peut-être que j’ai de la merde dans les yeux et ai raté des choses.
“Finalement, qui est otaku ici ? Otaku c’est comme geek : tu regardes des animes t’es otaque de nos jours.”
Je n’ai pas dit le contraire.
3-21 -> Je n’ai nulle part parlé de frustration sociale, et l’est encore moins positionné comme origine à l’otakuisme.
Mitsu -> Je ne justifie rien du tout. Au contraire, ma perversité, je l’assume (au contraire de d’autres. Ça fait aussi partie de ce que je dénonce)
Kyoshi -> “moderne” est ici à prendre au sens de “contemporain”, je parle vraiment de la tendance visuelle actuelle, c’est à dire le moe. En fait, pour être plus clair, j’aurais dû utiliser le terme “identité” au lieu de “culture”, mais je m’y suis refusé car le mot est censé désigné une forme d’individualité.
Je rappelle en passant que le titre de ce billet est… une question.
J’ai bien conscience d’avoir écrit des choses qui peuvent froisser ou paraître stupides, mais la réflexion est en fait à portée interrogative. Je dénonce la stigmatisation du moe en exagérant volontairement un peu mon propos, mais je cherche aussi à la comprendre. C’est un questionnement qui cherche une réponse, des explications, quitte à ce que celles-ci enterre le questionnement avec la méchanceté qu’elle pourrait mériter. o/
Donc pour toi il faut être pervers pour faire partie de cette sous-culture ?
Bah, franchement, oui. Pour moi, otaku est un synonyme de pervers (dans un sens modéré bien sûr ; je ne suis pas en train de dire que nous sommes tous des détraqués, ni que nous sommes incapables de nous distancier de nos influences)
La culture otaku étant ce qu’elle est, j’imagine mal comment on peut être un otaku sans avoir subi une certaine influence en la matière au passage.
C’est bien là que tu te trompes. Sinon le mec qui a bandé sur un personnage d’anime vaut mieux que le type qui a passé plusieurs heures de sa vie à chercher à comprendre en profondeurs plusieurs animes. C’est juste absurde.
Je n’ai jamais dit que l’un était meilleur que l’autre (ni que l’un empêchait l’autre… =P )
>Pour moi, otaku est un synonyme de pervers
Miyazaki Tsutomu nous voila.
Ok moi et toi n’avons pas la même vision des choses, je pense qu’il y a une nuance entre passionné et pervers.
Suryce -> “mais je cherche aussi à la comprendre.”
Je n’aurais pas la prétention d’expliquer ce qui se passe réellement, mais à mon avis, outre ceux qui le critiquent parce qu’ils n’ont pas aimé K-On (etc), ou ceux qui ne supportent pas les kuuki-kei; je pense qu’il est critiquable sur la même base que l’ecchi. C’est du fan-service comme un autre : un moyen de rameuter les spectateur sans réellement développer les qualités scénaristiques ou visuelles d’un anime. Le truc est que ça marche (trop) bien, donc il y en a trop, et à tout mouvement, il y aura un mouvement contraire. On pourrait dire que la stigmatisation du moe est la contre-tendance du fandom qui existe (pas que mais en majeure partie) au Japon.
“« moderne » est ici à prendre au sens de « contemporain »”
J’avais hésité à prendre ça comme ça, mais par souci de facilité, j’avais opté pour le contraire. Toujours est-il que dire que d’une part, le moe ne représente pas la totalité des productions actuelles (je trouve d’ailleurs qu’on en a finalement pas tant que ça…c’est juste qu’on en parle beaucoup), et que d’autre part, il n’y a pas beaucoup de gens qui râlent dès qu’on a un petit bout de moe. Ce qui est stigmatisé, c’est surtout les animes centrés sur le moe, qui n’ont pas grand chose d’autre. Si c’est une option additionnelle, c’est pas plus mal. Mais quelque part, un anime dont la qualité la plus important serait le moe serait comme un Burger avec que de la mayonnaise.
Ohlala, je me doutais que t’allais ramasser un tas de commentaire SERIOUS BUSINESS dès que j’ai vu le titre de l’article.
J’aime le commentaire fait sur les chef d’œuvres, même si faire d’une production un chef d’œuvre reste (à mon avis) quelque chose d’assez relatif.
Sinon, effectivement on entend pas mal de gens crier au “cancer” mais d’un autre côté on a aussi les fanboys qui hurle leur PASSION à toute les sauces, chaque camps à sa dose finalement.
Quand à la définition de l’otaku… Un mec qui se fap 20 fois par jours ça vous va ?
“sur les forums français (je pense à Haruhi.fr et Thalie)” <= ah ouais, quand même ; paye ta référence XD
Plus sérieusement, le premier qui arrive à définir les mots "otaku" (au sens nippon du terme), "moe", et "fan-service" gagne un bonbon.
Je sens que je vais bien m'amuser à lire les réponses ; juste le temps d'aller chercher une boisson gazeuse parfumée au cola, et je suis à vous ^^
PS : quelqu'un aurait des chips à partager ?
Un otaku c’est quelqu’un qui collectionne les timbres.
Candidat au bonbon :
otaku-> Taré dégénéré honni par la société.
moe-> “bourgeonnant” (cf: le kanji associé au terme). C’est aussi la lecture du kanji de ‘passionné’ qui est le même que celui de ‘brûlant’.
fan-service-> Nourriture de la vache à lait
(Désolé pour la réponse inutile. C’était pour souligner que je ne saurais pas définir précisément, même si j’ai naturellement une idée globale. Ou plutôt, pas définir précisément sans qu’on vienne me dire que j’ai dit de la merde, et que je puisse défendre le contraire.)
Pour répondre à ta question en titre, le reproche principal fait aux animes se basant _majoritairement_ sur le moe (ou plus précisément, sur des caractéristiques qui rendent un personnage attachant aux yeux du spectateur), c’est qu’ils utilisent et capitalisent sur ce moyen pour vendre leurs oeuvres, au détriment du développement d’un scénario intéressant, de la profondeur des personnages ou du contexte.
Des caractéristiques moe, il y en a partout, le problème aux yeux de certains, c’est quand, comme l’a dit Kyoshi, tout est centré sur ça.
Ensuite se revendiquer otaku, très peu pour moi. Déjà parce que cela porte une connotation négative, et que je préfère largement le terme de passionné, qui implique des notions d’approfondissement de recherche autour du sujet de la dite passion.
“Pourquoi tant de haine contre le moe ?”
Parce qu’il ne mérite que ça!
Ce n’est pas de la méchanceté gratuite, c’est de la JUSTICE o/
Gemini -> Ton message n’a pas l’air bien sérieux, mais à tout hasard, je réponds tout de même =P
Ce n’est pas certainement les seuls, mais ces deux forums sont tout de même de bons concentrés en la matière, et contiennent notamment des exemples des attitudes que je voudrais dénoncer.
Qui a besoin de définitions pour des concepts dont le sens est de tout de façon évident pour tout le monde ?
Histoire que le débat soit clair et si certains se sentent vraiment dans le vague, alors voilà quand même :
-Un otaku est un fan de la culture visuelle japonaise moderne, ni plus ni moins.
-Le moe est un style de dessin, tout bêtement.
-Le fan-service est une pratique qui consiste pour un auteur à donner au lecteur/spectateur exactement ce qu’il veut, au possible détriment de la qualité de l’oeuvre.
Tabris -> On est entre nous, personne n’a besoin de se revendiquer de quoi que ce soit, et personne ne le demande.
“Passionné” fait aussi partie des mots que je vois comme synonymes d’otaku, et c’est aussi un terme qu’il m’arrive d’utiliser.
Franchement, peu importe le mot de toute façon, otaku, passionné, connaisseurs, ça revient au même et on s’en fout. La seule utilité et importance qu’à un mot, c’est de se faire comprendre avec.
Et pis, les mots comme otaku, geek, etc… c’est comme “negro”, c’est pas nous qui l’avons inventés, ça a toujours été péjoratifs, mais après il ne tient qu’à nous de reprendre le terme et de lui donner la connotation que nous voulons.
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Je me rends compte que c’était une erreur de centrer le billet sur la stigmatisation du moe (d’ailleurs, je parle en fait plus d’autre chose que de ça), mais il s’agit en même temps d’une caractéristique majeure de l’élitisme et c’était le déclencheur de ce billet. Mais le truc, c’est que je connaissais déjà la réponse, et même si je trouve cela exagéré, je comprends pourquoi cela gêne.
La chose qui me dérange surtout dans l’élitisme en fait, et que j’ai véritablement du mal à comprendre, c’est une certaine forme d’hypocrisie qui tend à s’y attacher.
Je recentre le débat :
- La culture otaku est de toute façon bourré de conneries, alors pourquoi se comporter tout de même comme de grandes pompes pures pour qui ils seraient indignes de mater quoi que ce soit qui ne soit pas un minimum intelligent (ou le paraisse), et qui semblent avoir oublié que les mangas et les animes sont avant tout des… divertissements ? =/
- La culture otaku est bourré d’érotisme, alors comment au juste peut-on être plongé dans l’otakuisme (ou quelque soit le nom qu’on lui donne) tout en reniant sa part irréductible d’érotisme ? Je veux bien qu’on s’en distance, mais la nier carrément ne m’apparaît pas comme autre chose qu’un gros mensonge. De quoi parle-t-on dans les trois quarts des chapitres de Genshiken ? D’érotisme ! Qu’est-ce qu’on trouve en généreuses proportions, jusque même dans les magasins français ? Du putain d’ecchi ! Qu’est-ce qu’on trouve en masse au Comiket et dans d’autres conventions japonaises ? Cent fois plus de putain de porno qu’on ne pourrait en consommer avant la prochaine convention, sans parler des cosplayeuses en bikini et petites culottes même en plein hiver !
- Pourquoi refuser le terme “otaku” quand il ne s’agit que d’un simple mot de jargon, que nos compatriotes profanes ne comprennent même pas, et qui n’a donc pour utilité que de nous faire comprendre entre nous ?
Ce n’est pas un terme péjoratif en France, sauf pour les quelques otakus (ou passionnés, qu’ils s’appellent comme ils veulent) qui le considèrent comme tel. Ça l’est au Japon ? Eh ben, on emmerde le Japon. On n’est pas obligés de coller aux mêmes étiquettes qu’eux.
“-Le moe est un style de dessin, tout bêtement.”
non, le moe n’est pas à l’origine un style de dessin, le terme a dévié relativement récemment pour définir les animanga possédant des personnages et une histoire centrés sur le mignon, mais on ne peut pas résumer simplement moe par ça.
Qui a besoin de définitions pour des concepts dont le sens est de tout de façon évident pour tout le monde ?
(ptet que c’était ironique mais après avoir lu ça j’ai pas pu continuer, désolé)
LOLILOL~ Gemini tu me passes les chips~ ?
Renouvelez un peu, c’est lourd. Bon, je vois mal le thème du “moe cay le bien ou pas” disparaitre avant que ce courant ne disparaisse, mais trouvez des piques plus drôles, c’est un peu redondant, là.
Sinon, autant j’ai apprécié la première série (sans les rallonges foireuses, bien que bamboo rhapsody correspond plus à la qualité des épisodes de la série de 2006) autant ce film est chiant comme la pluie, en fait des tonnes et compagnie.
Bref, qu’un truc soit moe ou pas, osef, qu’un truc soit récent ou vieux, osef, qu’un truc ait des mechas ou pas, osef. Y’a des oeuvres qui me plaisent et d’autres que j’exècre dans à peu prés tous les genres.
Si l’on commence à assigner plusieurs concepts/définitions à un même mot, ça pose problème. D’où les problèmes autour de la définition d’otaku, et d’où la question de Gemini (qui en profite pour se moquer, et donc je n’ai pas répondu sérieusement). Il n’y a pas à tergiverser, la notion même est négative au japon. Et vu que le terme est avant tout japonais, j’aurais du mal à ignorer ce point de vue. Du coup, j’aurais tendance à m’y tenir, et d’utiliser un autre mot pour dire ‘passionné’ (comme le mot…’passionné’, par exemple !).
On ne peut pas généraliser cet ‘élitisme’ dont tu parles à l’ensemble de la communauté français qui s’intéresse à la japanimation. Certains rejetteront, l’ecchi, d’autres le moe, d’autres les shônens fleuves…et je ne vois pas en quoi c’est mal. Que ceux qui sont d’un même avis se regroupent et argumentent leur avis…pourquoi pas. On ne ‘nie’ pas tel ou tel aspect de l’animation, on choisit de ne pas la regarder, et parfois de la critiquer. Encore une fois, est-ce que ça pose réellement un problème ?
Si il y a un problème, ça serait la stigmatisation. Que ceux qui ne connaissent pas adoptent une position à force de se faire pourrir le cerveau en lisant tout le temps les mêmes arguments (le nombre de personnes qui n’ont pas pu apprécier Shingetsutan Tsukihime grâce à des revendications de fans puristes du VN…). L’élitisme en soi n’est pas vraiment reprochable, à mon avis. Y’en a pour aimer des bêtises du genre Amagami, et y’en a pour aimer les trucs auxquels on comprend rien, du genre Ergo Proxy. On peut pas vraiment dire que l’un est pire que l’autre.
“-Un otaku est un fan de la culture visuelle japonaise moderne, ni plus ni moins.
-Le moe est un style de dessin, tout bêtement.”
Désolé, on appartient pas à la même sous-culture. Nos définitions de ces termes ne correspondant pas
Vous vous êtes faits piéger par Gemini ! Il vous regarde vous entre-critiquer vos définitions ses chips à la main.
Chouette, un titre racoleur sans article en-dessous.
> “Si vous n’aimez pas le moe [...] on pourrait s’aventurer à penser que vous n’êtes donc pas un otaku.”
La première attitude du passionné authentique, ça n’est pas l’acceptation, c’est l’esprit critique et le refus des modes par attachement profond aux bases. Ca a toujours été le cas, s’agissant de l’histoire des sous-cultures : le vrai fan n’est pas seulement celui qui acclame, c’est celui qui justement, parce qu’il sait ce qu’il est en droit d’attendre, se voit alors en mesure de contester ce qu’on lui propose. L’idée ridicule selon laquelle les fans devraient être de loyaux décervelés au service de l’industrie, une constellation de zélateurs à plat ventre devant les tendances commerciales du moment, ne fait pas les otakus. Elle fait surtout les imbéciles heureux.
J’aimerais bien que la communauté française soit un peu plus élitiste, quand même ^^
Suryce >> Selon ta définition, quid – par exemple – de l’otaku militaire ?
“Geek” ou “otaku” ne sont pas nécessairement des mots péjoratifs, ou du moins perçus ainsi.
Maintenant que la “culture geek” est à la mode, certains vont se prétendre “geek” car ils ont un iphone et sont allés voir Iron Man au cinéma ; il suffit de prendre l’interview de François Fillon où il explique lui-même en faire partie, ou encore la tendance “geek chic”.
Pour “otaku”, même combat : il y aura toujours des gens pour se revendiquer comme tel, par une forme de snobisme ou tout simplement parce qu’ils ne savent pas ce que cela signifie. L’anime qui exprime le mieux ce que la population nippone pense des otaku, cela va en faire hurler, mais cela reste Oreimo.
@Suryce : Ce qui me choque énormément dans tes propos, c’est que tu sembles proposer un status-quo ou personne ne donne son avis sur rien et ne remet rien en cause. Or si tu ne remets rien en cause dans ta vie, je ne sais pas vers quoi tu te diriges !
Aussi, ce n’est pas parce que la culture moderne japonaise s’enfonce dans la facilité que l’on doit faire allégeance à cette direction – comme on n’est pas obligé de sauter sur la moindre musique, le moindre film, le moindre livre ou le moindre look à la mode. Ce n’est pas parce qu’elle se complaît dans une orgie de gamines niaises et soumises qu’on ne peut défendre autre chose.
Malgré les majors, mes ami(e)s continuent de faire des concerts à 5€ pour 200 personnes et à sortir des disques autoproduits. Personne ne nous oblige à suivre le troupeau, qu’on parle de l’art que l’on aime ou de notre mode de vie ; sauf ceux qui ont quelque chose à y gagner financièrement.
Et l’art n’est pas plus voué au divertissement qu’au sérieux. Il peut tout faire, tout traiter, de la manière qu’il veut. Certaines oeuvres servent à se détendre le cerveau, ce qui est très noble, d’autres à se poser des questions, d’autres à faire les deux. Mais c’est 50/50. Quand j’en lis certains, j’ai un peu peur pour ce fameux sens critique qu’on est censé nous avoir appris à l’école. Je ne veux pas qu’on aille vers une génération amorphe et uniquement spectatrice de son existence.
Kyoshi -> “On ne peut pas généraliser cet ‘élitisme’ dont tu parles à l’ensemble de la communauté français qui s’intéresse à la japanimation.”
Et ce n’est certainement pas ce que je fais. Je ne vise qu’un groupe précis de personnes.
Amrith -> A la base, il était même pas censé y avoir d’article du tout. En fait, c’est plus le texte qui était censé accompagné le strip et pas l’inverse. Donc tu peux t’estimer heureux =P
Gemini -> Ah, c’est vrai qu’otaku est un terme plus général au Japon, je l’avais limite oublié. Ben, en occident, on dira tout simplement un geek militaire au lieu d’un otaku. Ce n’est pas tellement un problème.
Concernant l’image de la culture geek qui se démocratise, je dois avouer que… je ne me sens pas vraiment concerné. Je ne suis justement moi-même pas un geek de l’informatique. Je suis un noob xD !
Ce n’est pas vraiment “mon combat” s’il y a des problèmes autour de ça. J’en dirais simplement que de toute façon un vrai geek saura facilement discerner si le mec en fasse de lui est bien ce qu’il prétend être ou pas. Deux passionnés se reconnaissent grâce au fait qu’ils partagent les mêmes références.
Anime Otaku étant une sous catégorie de l’ensemble Geek. Toi t’es loin d’être un otaku vu que tu sais pas discerner ce qu’est un otaku vu que si on aime pas le moe on est pas otaku.
C’est comme ci on pouvait pas être geek parce qu’on aime pas Unix ou Windows (alors que finalement un geek ça hais au moins l’un des deux (ou si ce n’est pas le cas c’est apple qui mange)(qui mange dans presque tout les cas d’ailleurs)).
Cet article est le reflet même de la raison pour laquelle on se sent obligé de cracher sur le moe : un emballage racoleur pour un produit sans saveur et sans grand intérêt, pour se fondre dans une masse qui peine à défendre des valeurs qu’elle ne comprend pas, le tout avec beaucoup de fautes de syntaxe et de meme. Le jour où le moe saura défendre ses valeurs, on arrêtera de cracher pour entamer la discussion. En attendant …
Sympa l’éternel couplet sur l’élitisme supposé d’une partie du fandom et la tentative d’opposer anime “intelligent” et anime “divertissant” comme si intelligent impliquait chiant et divertissant sous-entendait abrutissant . C’est à peu près aussi cliché et creux que l’anime moe moyen et bizarrement il n’y a que dans le fandom associé que l’on voit cette distinction contre-nature.
Quant au refrain sur l’erotisme j’ai envie de rappeler que tout le monde ne regarde pas des animés pour fapper. Je dis ça comme ça hein. C’est beau de se dire otaku mais réduire ensuite la sous-culture otaku au moe et à l’ero c’est se tirer un putain d’obus dans le pied.
:popcorn:
Désolé Lux, j’ai raté ton dernier message hier soir o\
Pour te répondre, ainsi qu’aux suivants, non, Dieu m’en garde, je ne suis pas en train de dire qu’on doit absolument aimer le moe, ni qu’il résume l’otakuisme. Et encore moins, cent fois moins, qu’il faut être un mouton suivant aveuglément les courants de la mode.
J’ai été assez abrupt et maladroit dans mon billet, mais ce que je voulais surtout faire, c’est pointer du doigt une relative contradiction (et je dis bien relative) : celle de se considérer comme fan de la culture visuelle japonaise moderne, tout en rejetant son esthétique la plus récente.
Et je ne résume pas non plus notre sous-culture à l’érotisme, j’assume simplement le fait indéniable qu’il s’agit d’une des grandes constituantes du truc.
Je n’ai pas non plus dit que l’intelligent empêchait le divertissement, ni inversement.
Je critique (tout en cherchant à le comprendre) l’élitisme, mais ça ne veut pas dire que je prône pour autant l’attitude inverse.
Suis bien d’accord avec Soren.
Sinon Gemini: “J’aimerais bien que la communauté française soit un peu plus élitiste, quand même ^^” JUST NO. La communauté française est justement trop élitiste et ça fait chier tout le monde. Un peu de détente quoi, merde.
Tu peux montrer un anime de mechas ou sérieux à quelqu’un qui est plutôt attiré par le moe et il va te répondre qu’il a trouvé ça chiant tout en reconnaissant des qualités à l’oeuvre, tandis que quand tu fais l’inverse, c’est à dire le fan de mechas et de débats metaphysiques qui regarde du moe, il va trouver ça chiant mais il va cracher dessus comme pas permis.
Donc NON, ne rendons pas le fandom plus élitiste qu’il ne l’est déjà, merci.
Article complètement à côté de la plaque, comme pas mal de commentaires. La question que vous devez vous poser, c’est avant le moe, qu’y avait-il ? Qu’est-ce que le moé apporte ?
Personnellement, les productions animées actuelles se confondent quasiment toutes à mes yeux. Il semble que, depuis 2007 et TTGL, l’industrie audiovisuelle japonaise ait cédé à la facilité. C’est pas grave, bien des mangas sont encore passionnants, et rencontrent d’ailleurs un grand succès (Vagabond, Vinland Saga, Bakuman, dont l’animé est décevant, etc…).
Je regarde des animés dans l’unique but de tomber sur une oeuvre qui me souffle, qui me bouleverse, qui me retourne et change ma perception des choses. Depuis trois ans, je me demande où sont passés les NHK ni Yokoso, les Kaiji, les Mushishi, des œuvres originales au propos profond, avec un scénario travaillé et une dramaturgie brillante.
Etre ou ne pas être un otak, franchement je m’en tape. Mais je ne suis clairement pas un adorateur de KyoAni. Le spectacle de gamines qui prennent le thé et mangent des biscuits à longueur d’épisode ne suscite guère en mois que le mépris et l’ennui.
Par contre, j’adore Naruto. Je trouve que c’est un shonen de grande qualité (mieux, même, que DBZ, et venant de moi c’est un compliment immense), qui mérite amplement son succès. Et ceux qui insultes ses amateurs n’ont rien compris à la culture populaire.
Mais le moe, c’est un autre problème. C’est un cancer, véritablement. Depuis K-On, plus besoin d’écrire un scénario : on met trois-quatre gamines kawaï à l’écran, et on regarde le temps passer. Et tous les studios succombent à cette mode du règne des apparences, de la galerie de perso inutiles et de l’absence de projet narratif.
Quand on sait d’où vient l’animation japonaise, et ce dont elle ait capable de faire, on ne peut qu’être immensément déçue de la voir se fourvoyer dans cette mode d’attardés.
“Je regarde des animés dans l’unique but de tomber sur une oeuvre qui me souffle, qui me bouleverse, qui me retourne et change ma perception des choses.”
Le JE est quand même particulièrement important dans ton propos. C’est ton point de vue et ton souhait pour l’animation japonaise (que je partage en partie), mais beaucoup de monde ne regarde des animes que dans le but de se divertir, et non de recevoir un apport quelconque.
Auquel cas, qui est le plus amoureux de l’animation, entre celui qui exige d’elle toujours le meilleur, et celui qui se satisfait de spectacle inabouti, mal torché, sans scénario ?
L’émotion profonde que j’ai ressentit lorsque j’ai visionné des oeuvres comme Gunbuster, Evangelion, Escaflowne, les premiers épisodes de Naruto (l’arc de la mission au pays des vagues est une réussite totale) ou la première saison de FMA, pour la première fois, quand j’étais encore au collège ou au lycée, c’est des moments uniques dont je me souviendrais toute ma vie. C’est ce qui m’a amené par la suite, dans les années 2003-2007, à une boulimie d’animés.
Mais cette période est désormais enterré, avec l’ancien esprit de passion qui animait jadis l’industrie japonaise.
Maintenant, il y a de nouvelles normes, de nouvelles méthodes de travail, et un public nouveau, symbolisé par KyoAni et ses fans aveugles. Une industrie putassière, sans respect pour l’animation et son héritage glorieux, aux ordres d’une cohorte de consommateurs robotisés.
Je ne conteste pas que les adeptes du travail bien fait sont plus passionnés du media que la masse, mais ils sont également proportionnellement moins nombreux que le simple public qui recherche dans les animes un divertissement et rien d’autre.
”Tu peux montrer un anime de mechas ou sérieux à quelqu’un qui est plutôt attiré par le moe et il va te répondre qu’il a trouvé ça chiant tout en reconnaissant des qualités à l’oeuvre, tandis que quand tu fais l’inverse, c’est à dire le fan de mechas et de débats metaphysiques qui regarde du moe, il va trouver ça chiant mais il va cracher dessus comme pas permis.”
Ca ne t’est jamais venu à l’esprit que ça ne venait pas forcément du fan de mecha, mais des qualités intrinsèques de l’animation, ou plutôt du manque de qualités intrinsèques du bidule ?
Je vais mettre tout le monde d’accord : celui qui passe son temps à classer les gens au lieu de lire des mangas ou regarder des animes n’est pas un otaku
Plus sérieusement, je verrais plutôt l’otaku (à la mode française) comme un individu qui estime que la culture en question est la sienne, qui d’une certaine façon la revendique. Un peu comme Kubo lorsqu’il retrouve Tanaka à la fin de la première partie d’Otaku no Video (la scène avec la pluie qui s’arrête et le soleil qui luit devant une file d’otakus émerveillés…). Dans fans de mangas et/ou d’animes (car ça ne va pas toujours ensemble) qui ne se sentent pas otakus, tu en trouveras plein sur les blogs ou sur les forums de discussion francophones. Je pense que ça tient plus de l’identité de chacun (ce qui engendre une certaine durabilité, contraire à l’adhésion à un phénomène de mode) que des goûts personnels.
Le moe est un facteur phare de la production manga et anime actuelle >> Si c’est vrai, c’est surtout valable pour l’anime. Lorsque tu regardes les chiffres de tirage des différents mangas au Japon, c’est le shônen, le shôjo ou le seinen qui occupent le haut du panier. En France, je n’ai pas souvenir d’avoir vu du moe dans les meilleures ventes (sauf Negima, si Negima est du moe). De toute façon, le bon vieux nekketsu des familles reste indétrônable pour le manga, de très loin. C’est sans doute pour cette raison qu’il attire autant de ronchonnements. On râle contre le moe parce qu’il y en a beaucoup et l’on fait la même chose avec le shônen.
Cependant, il y a énormément de mangas qui sortent au Japon et beaucoup qui sont devenus accessibles en France. J’ai beau lire très peu de shônen, j’ai fini avec un mal de tête et une liste longue comme le bras lorsque j’ai fait mon bilan manga 2010 (et pourtant, je n’avais pris en compte que les VF légales ^^”). Bien sûr, il sort moins d’animes que de mangas dans une année (coûts de fabrication, moyens humains nécessaires…), mais, toutes proportions gardées, je ne suis pas du tout sûre qu’on trouve autant de variété dans l’anime que dans le manga. D’où des grognements accentués contre LE genre qui semble tirer son épingle du jeu.
Sinon, je ne vois toujours pas ce qu’est la culture visuelle moderne… Il faudrait rajouter une définition entre moe et fan-service.
La culture visuelle moderne est, il me semble, une référence à Genshiken, où he héros rejoint un club portant ce nom. On pourrait définir ça comme l’ensemble des mouvements gravitant autour et incluant les animes et les mangas (doujin, cosplay, conventions, musique…)
“Bien sûr, il sort moins d’animes que de mangas dans une année, mais, toutes proportions gardées, je ne suis pas du tout sûre qu’on trouve autant de variété dans l’anime que dans le manga. D’où des grognements accentués contre LE genre qui semble tirer son épingle du jeu.”
Je suis d’accord avec ça. Cependant, le problème n’est pas tant qu’il y ait moins d’animés que de mangas, mais que les animés présentent de moins en moins de perles comparé aux mangas. L’industrie de l’animation a comme cessé de prendre des risques artistiques (mis à part Gainax et Khara), pour se complaire dans des productions mainstream de qualité moyenne, voir médiocre.
Jusqu’à présent, l’animation japonaise parvenait toujours à nous surprendre et à nous émerveiller. Désormais, elle se contente de donner la pâtée à des fans qui se contentent de leur dose hebdomadaire de moe.
Quand à la notion de divertissement, je ne l’aime pas. Je préfère la notion américaine d’ “entertaining” (qu’on pourrait traduire “amusement” ou bien “art de recevoir”). Divertir, c’est passer le temps, tandis que l’entertaining a une dimension noble et tend vers l’édification.
@Suryce : La question n’est pas de refuser le changement. Il ne s’agit pas d’être fossilisé dans les anciennes formules et esthétiques (qui ici ne datent quand même pas d’il y a des siècles – c’est bien triste de voir que pour certains ce qui a une trentaine d’années est déjà vieux). Les conservatismes ont leur avantages comme leurs inconvénients. Tout dépend de ce dont on parle. Il s’agit simplement de dire que les choses n’évoluent pas forcément dans le bon sens. Et qu’on n’est pas tenus de s’adapter aux évolutions.
Prenons une métaphore politique : imaginons que je sois un naïf militant du parti socialiste qui rêve de recouvrir le monde de socialisme et qu’un matin, on me dit que ce parti se met à glisser vers la droite pour embrasser le libéralisme économique sauvage. Ca ne va pas me plaire, et c’est normal. Ca s’appelle avoir des convictions. Certes, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, et les avis évoluent toujours avec le temps. Mais il est aussi possible d’avoir de fortes convictions même si elles rament contre le sens du vent.
Alors, certes, nous sommes tenus à un minimum de réalisme, par exemple quand je vais voir un gros film, même si cela ne me plaît pas vraiment je sais qu’il y a des millions derrière, des acteurs riches, qui après le tournage vont retourner se prélasser sur leur île paradisiaque. Je sais qu’on va leur faire faire des shootings de mode en leur faisant porter des vêtements hors de prix pour le commun des mortels. Mais bon, si le truc est excellent, je ne vais pas me priver pour autant. Je ne veux pas boycotter tous les gros films pour cette raison, même si quelque part c’est contraire à mes valeurs.
On participe donc tous un peu à nourrir les entreprises artistiques capitalistes, bien sûr – et personne n’a nié que la japanime en soit une, au contraire tout le monde en parle vu qu’on en débat tous les quatre matins. Mais ton acceptation semble cacher une forme de résignation : rends-toi bien compte qu’aujourd’hui, tout, la musique, le cinéma, les livres, le théâtre, tout s’est adapté aux logiques commerciales, de promotion, de concurrence, de facilité, d’études marketing. Idem pour des choses de la vie elles-mêmes, l’eau, les terres, les plantes, tout se vend et tout s’achète. Donc qu’est-ce qu’on fait, on fait avec ? Non, pas forcément. On peut aussi choisir de refuser plus ou moins cette tendance.
Et concernant le moe gravos, le problème selon moi se trouve aussi dans la vision qu’il donne des filles et des femmes en général, à laquelle je n’accroche pas vraiment et qui va complètement à l’encontre de mes idées. Je n’accroche pas au délire des filles perpétuellement douces et innocentes, qui te préparent le dîner quand tu rentres à la maison. On m’a déjà répondu : après tout, osef, c’est japonais. Mais justement, j’ai été surpris de voir des français délirer là-dessus. En même temps, avant, je ne connaissais pas d’étudiants en informatique.
Deux détails que j’ai oubliés :
Le divertissement ne devrait pas être une excuse pour la médiocrité. Je ne connais pratiquement rien au moe, mais je suppose qu’il contient son lot d’animes “divertissements” bons ou du moins sympathiques (Bokusatsu tenshi Dokuro-chan, peut-être ?) et ses daubes soporifiques. Il est loin d’être le seul d’ailleurs… Ce serait trop beau si on avait pu limiter toutes les catastrophes à un genre XD
J’ai trouvé un topic sur le film “Haruhi Suzumiya” dans deux des forums que je fréquente (Hyjoo et Mata-Web). Pourtant, je ne crois pas avoir vu une seule critique sur le moe de Yuki. Au contraire, plusieurs membres d’Hyjoo appréciaient beaucoup le changement du personnage. En général, les avis sur le film étaient plutôt bons (voire dithyrambiques \o/). Je ne sais pas combien de forums tu as testé, peut-être as-tu assez d’exemples pour te faire une idée juste sur la question. Mais si tu n’as regardé que Haruhi.fr, Thalie.fr et Animesuki, tu risques de voir un clivage entre les fandoms de deux pays, là où il n’y a que des avis différents entre des communautés spécifiques, indépendamment de leur origine géographique.
> “Ce que je voulais surtout faire, c’est pointer du doigt une relative contradiction : celle de se considérer comme fan de la culture visuelle japonaise moderne, tout en rejetant son esthétique la plus récente.”
Donc le passionné de musique rock, l’activiste passé au fil des années par Led Zeppelin, Rolling Stones, Pink Floyd et Velvet Underground, se révèle être un faux fan aujourd’hui parce qu’il n’aime pas Linkin Park, Tokyo Hotel et tout ce que l’industrie du disque martèle aux masses sur la FM. Le monde à l’envers, la médiocratie érigée en vertu, le travestissement présenté comme donne.
En cela, l’un des intervenants précédents a très bien résumé la situation. Effectivement ce billet, dénué de volonté cognitive, n’est que le reflet de l’esprit affligeant présidant à la plupart des producteurs et consommateurs d’anime à dominante moe : suivre. Or comme tous les suiveurs, le neo-otaku, par contraste avec l’otaku, se trouve dans l’impossibilité de défendre son fort sans automatiquement le démolir par mégarde – cet article en est l’énième illustration. Et pour cause, suivre n’est ni une démarche culturelle, ni un comportement heuristique, de même cela ne nécessite aucune exigence, authenticité ou valeur.
En x années, a-t-on déjà vu un “moephile” justifier autrement l’existence de ce type de produits que par des simagrées – “Lol Epic Win Uber Kewl”, des tautologismes – “Les temps changent alors il ne faut pas rester figé”, des capitulations – “C’est ce que le public veut”, des trivialités – “C’est pas prise de tête”, des adages péroxydés – “Chacun ses goûts”, de la minimisation – “C’est que des japoniaiseries après tout” – ou du déni – “Les élitistes font la mauvaise réputation du moe” ? Qu’est-ce que la communauté de fans associée au moe a produit comme analyse durant tout ce temps, qu’a-t-elle essayé de théoriser, qu’a-t-elle apporté de fondamental au média sinon la méconnaissance de son histoire, par refus conscient d’en tenir compte ? Où sont les débats, les notes discordantes dans cet ensemble pourtant quasi-majoritaire sur le net ?
Pour ce billet farfelu, l’eldorado des otakus serait donc cette blogocratie tiède dépourvue de passé, peu concernée par sa propre définition, souvent hostile aux discussions de fond mais encline à emprunter la direction pointée par le bâton du chef KyoAni. Pas emballant. Tellement pas d’ailleurs, que pendant ce temps les fans rétifs aux modes choisiront de croupir encore un peu avec le Dinosaur Empire dans leur vieille cave hasbeen. Au moins, dans les caves hasbeen, on trouve fréquemment de bonnes bouteilles.
Non mais c’est bon Suryce, tu peux avouer maintenant que tu voulais battre ton record de commentaires
“Ca ne t’est jamais venu à l’esprit que ça ne venait pas forcément du fan de mecha, mais des qualités intrinsèques de l’animation, ou plutôt du manque de qualités intrinsèques du bidule ?”
Ca vient surtout du fait que le fan de mecha ne va pas trouver ça TROP PROFOND. Et pourtant, on peut parfaitement pondre autant de théories sur K-On que Gundam. Ce sont les sujets qui ne seront pas les mêmes.
“Je préfère la notion américaine d’ « entertaining » (qu’on pourrait traduire « amusement » ou bien « art de recevoir »). Divertir, c’est passer le temps, tandis que l’entertaining a une dimension noble et tend vers l’édification.”
C’est du même niveau qu’appeler un balayeur, un technicien de surface. C’est essayé de revaloriser quelque chose qui n’a pas besoin d’être revalorisé en soi.
“Jusqu’à présent, l’animation japonaise parvenait toujours à nous surprendre et à nous émerveiller. Désormais, elle se contente de donner la pâtée à des fans qui se contentent de leur dose hebdomadaire de moe.”
Oui, enfin, y’a 20/30 ans, je suppose que la même phrase aurait pu sortir en remplaçant ‘moe’ par ‘mecha’.
@Corti
“C’est du même niveau qu’appeler un balayeur, un technicien de surface. C’est essayé de revaloriser quelque chose qui n’a pas besoin d’être revalorisé en soi.”
Mais non. Divertir, ce n’est pas amuser, c’est faire diversion. Assimiler la culture à un divertissement, c’est ne lui prêter aucune autre vertu que celle de passer le temps. Si tu ne comprends la subtilité linguistique ici présente, tant pis pour toi.
“Oui, enfin, y’a 20/30 ans, je suppose que la même phrase aurait pu sortir en remplaçant ‘moe’ par ‘mecha’.”
Sauf que :
1/ La mode “mecha” n’a jamais empêché l’émergence de séries non-mecha de qualité.
2/ Depuis, le nombre de série animée a pourtant explosé.
3/ Il y a de nombreuses très bonnes séries mecha. Il n’y a pas une seule très bonne série moe.
@Corti :
“Ca vient surtout du fait que le fan de mecha ne va pas trouver ça TROP PROFOND”
NON. Mensonge et caricature. Vous nous faites quoi là, l’éloge du vide ? Comme si, entre le divertissement crétin et l’analyse socio-politique, il n’y avait pas de juste milieu ?
Comme je le disais à JY sur IRC, l’art, quel qu’il soit, y compris dans l’animation, n’a pas de but défini. Ni celui de divertir, ni celui de faire réfléchir. Les gens en font ce qu’ils veulent. Et cette opposition entre amusement et sérieux (soi-disant) assommant et ridicule, mais vous avez bien compris la donne politique actuelle : donnez de la télé-réalité au peuple, donnez-lui des paillettes, donnez-lui l’espoir de gagner des millions, et il sera heureux. Dites-lui que cela ne sert à rien d’apprendre, de réfléchir, puisque de toute manière, on peut gagner des sous et être célèbre sans rien foutre de spécial. Et, au passage, envoyez des petites piques aux intellectuels, pour faire votre éloge du bon sens commun des vieux, ou pour glorifier les jeunes jet-setteurs sans cervelle, comme à la Berlusconi. Ca me rappelle le titre d’un livre, que broch serait sûrement très intéressé de lire vu ce qu’il dit :
http://www.librairie-quilombo.org/Divertir-pour-dominer
Cela veut dire que d’une, le public soi-disant “élitiste” ne cherche pas des animes (et des oeuvres en général) trop profonds mais des animes qui, de temps à autres, disent quelque chose. Parfois, on cherche de l’évasion, un monde imaginaire, des créatures bizarres, des contes de fées, ça aide à oublier la vie de tous les jours. Parfois, on cherche du fun, du délire, du “WTF” comme disent les jeunes, ça aide à rompre le sérieux quotidien, à briser les limites. Et parfois, des artistes mettent dans une oeuvre quelque chose de la vie, de sa difficulté, de ses questionnements, de ses débats, de ses émotions… De sa complexité, aussi. Et ces séries, sans changer le monde ni remplacer les textes sacrés de l’humanité, participent à la réflexion que l’on devrait tous entretenir sur notre existence.
Et il n’y a pas forcément besoin d’en faire des tonnes : Miyazaki s’exprime sur le respect de la nature sans discours interminables. Mais ça exprime une conviction.
Donc, certaines personnes ont l’idée folle de penser que les séries, le cinéma, les livres, peuvent eux aussi discourir sur le monde, au même titre que les “intellectuels”, les “experts”, les “politiques” et j’en passe. Pour moi, toutes les formes d’art peuvent exprimer ce qu’elles veulent, je ne vois pas au nom de quoi nous ferions une distinction entre l’anime et le reste.
Et aussi, NON, la comédie, le fun, etc., ne justifient pas pour autant n’importe quelle merde, comme le disait Natth plus haut. C’est juste un discours anti-critique de plus.
Il y a 20/30 ans le mecha avait déjà fait la preuve de son apport et de sa légitimité en temps que genre. On attend encore que le moe en fasse autant. Le reste du commentaire est tellement idiot qu’il n’est même pas nécessaire de le contester.
> “Et pourtant, on peut parfaitement pondre autant de théories sur K-On ! que Gundam. Ce sont les sujets qui ne seront pas les mêmes.”
On attend les liens, les textes, le matériel pour corroborer cette “possibilité”.
Peut-être nous feras-tu l’illustre honneur de les poster sur ce fil.
> “Oui, enfin, y’a 20/30 ans, je suppose que la même phrase aurait pu sortir en remplaçant ‘moe’ par ‘mecha’.”
La décennie 80′ et la suivante furent les plus diversifiées, en termes de publics visés, de l’histoire de l’animation japonaise. Pas une seule catégorie de fans ne fut délaissée par l’industrie durant ces années là. De plus, la décennie 80′ fut sans doute la plus novatrice, la plus prolifique en expérimentations, la plus imprévisible, la plus riche en films cultes et la plus stimulante intellectuellement jamais traversée par la culture anime, joignant le meilleur des trips d’experts avec le meilleur du divertissement grand-public. On parle là du zénith des ambitions culturelles de l’industrie, de l’époque de l’historicité revendiquée où le fandom consentait à ce projet.
Ah, j’avais oublié de répondre à ce passage :
“Et pourtant, on peut parfaitement pondre autant de théories sur K-On que Gundam. Ce sont les sujets qui ne seront pas les mêmes.”
Dans un sens, oui. Car dans un sens, tout peut être sujet d’étude et de réflexion. Tu peux faire un mémoire sur les émissions de télé-réalité musicales. Il y a des tas de choses à étudier, le montage, le dispositif, les relations entre les candidats, avec les professeurs, la véritable place de la musique, les prime time, la dramaturgie…
Mais ça n’en fait pas pour autant un programme de qualité.
Héhé, on en revient au bon vieux “du pain et des jeux” pour le peuple. Ca a toujours marché et ça marchera toujours.
Le moe, ce n’est pas une fin en soi : c’est chouette, ça fait plop wizz quand on le voit à l’écran, et c’est… oublié. Oublié, car éphémère, subjectif, lié à l’émotion de l’instant (attention, c’est aussi ça la force du moe, hein). Alors qu’un bon scénario, on peut s’en souvenir car il ne fait pas appel qu’à l’émotion, un scénario, ça se raconte, ça s’approfondit, ça se digère, ça s’assimile. Le moe, ça ne se raconte pas.
Bref, un article pas commencé qui se fait dans les commentaires
Je lis attentivement ce débat et en prenant du recul, je discerne grosso-modo deux type de critiques contre le moe
1- Le moe actuel est superficiel, etc
2- Il n’y a que moe actuellement qui est produit
On entend beaucoup parler du 1, et c’est ce qui cristallise les débats entre “pro-moe” et “anti-moe”. On entends beaucoup moins parler des raisons profondes du 2- avec des arguments et exemples concrets sur le business model des studios d’animation à part “les gens veulent donc les studios en produisent”.
Je pense que le 1- est un faux débat (ou en tout cas il ne résout pas le problème qui nous interesse): Vous ne seriez pas là si la production actuelle n’avait qu’une part négligeable d’animes superficielle. D’ailleurs il y a toujours eu une certaine part d’animes superficielles je pense. Le problème que ressentent les “anti-moe” ou “élitistes” est une absence d’animes profondes.
Pouvez vous développer sérieusement les faits et le pourquoi de cette absence ? Comparaison ? Bilans financiers ?
http://www.asahi.com/english/TKY201101050206.html
Merci pour le lien ! L’article est bien intéressant et confirme ma vision pessimiste de l’animation nippone. Malheureusement,
Depuis 3 ans, je regarde de moins en moins d’animés. En 2010, je n’ai regardé que Panty&Stocking en entier. Heureusement, il y a tellement de bons trucs au cinoche, en mangas, ou dans les derniers jeux vidéo (j’ai finis deux fois Mass Effect 2, j’ai fini la campagne Starcraft 2 en hard mode) que je n’ai pas ressentit trop fortement le manque de bons animés.
Je crois que j’ai fait mon deuil, depuis 2007.
J’hésite à en remettre une couche, c’est particulièrement tentant :p
“on peut parfaitement pondre autant de théories sur K-On ! que Gundam” >> A défaut de théories surprenantes, genre K-on à la sauce Gundam, il est effectivement de trouver des liens sur le moe, comme l’article de Wikipedia et surtout ses références :
http://en.wikipedia.org/wiki/Moe_%28slang%29
J’ai aussi une petite curiosité dans mes liens… Il n’y a rien d’osé dedans, mais ça risque de faire saigner quelques yeux :
http://quatresaisons.over-blog.fr/article-29936365.html
Les premières sources ont l’air intéressantes, mais elles sont toutes d’origine japonaises. A noter que les auteurs du manga en question sont deux hommes, et non deux femmes comme il est dit dans l’article.
Nous sommes impatients que tu daignes nous éclairer de tes lumières
“Article” de merde.
Tetho : arrêtez de parler de mon père !
Déjà, deux points de ton post que j’aimerais contester :
“J’ai été assez abrupt et maladroit dans mon billet, mais ce que je voulais surtout faire, c’est pointer du doigt une relative contradiction (et je dis bien relative) : celle de se considérer comme fan de la culture visuelle japonaise moderne, tout en rejetant son esthétique la plus récente.”
Aucune contradiction ne se dégage de ce propos, dans le sens que la culture japonaise moderne peut très bien englober dix, vingt ou trente ans si ce n’est plus. De plus, à mon sens, on se considère pas comme fan de quelque chose : on l’est ou on ne l’est pas. Les seules personnes se “considérant” ainsi sont soi des gens que la modestie étouffe, soi des gens perdus qui tentent de se rattacher à une culture quelque conque parce qu’ils la trouvent cool (et qu’ils peuvent en changer en trente secondes)
“Et je ne résume pas non plus notre sous-culture à l’érotisme, j’assume simplement le fait indéniable qu’il s’agit d’une des grandes constituantes du truc.
Je n’ai pas non plus dit que l’intelligent empêchait le divertissement, ni inversement.”
Deux points là-dessus : tu pourrais me définir ce que tu entends par sous-culture ? Et par culture aussi au passage ? Car j’avoue ne pas voir en quoi la japanime consiste en une sous-culture.
De plus, non, l’érotisme n’est pas une des “grandes constituantes du truc”, mais un élément pressent au même titre que bien d’autre. Tu considère cela comme vrai car tu choisis sciemment de regarder des œuvres qui en proposent, alors qu’ils en existent un bon nombre qui n’y fait jamais allusion. Cela peut aussi s’appliquer à toutes les autres formes d’art existante, et que ce soit l’écriture, la peinture, le chant, le dessins, etc… En somme, c’est donc uniquement un choix de ta part et non une vérité absolue.
De plus, dire que le manga est principalement constitué d’érotisme ne fait que revenir sur les vieux clichés des années 80′/90′ qui devraient pourtant avoir depuis longtemps disparu, surtout dans la bouche de “passionné”. Surtout quand j’entends : “des putains de japoniaiseries”…
Pour en revenir au “sujet”, et en exceptant le côté article foutage de gueule en cinq lignes, je dirais que le moe est ainsi traité à cause de son manque d’intérêt chronique et de l’importance qu’il a pris ces dernières années. Laissez-moi m’expliquer avant de jeter les pierres :
- Prenons comparaison avec le style Mecha, qui était le style le plus décrié avant le Moe. Les animes de mecha offrent un large choix de possibilité, passant du Serious Business le plus total au WTF le plus improbable et lollesque. Tant que les animes moe eux, ne proposent que des oeuvres légères et/ou humouristiques (après tout, c’est le but même du moe) Cette restriction d’oeuvre limite déjà l’intérêt qu’un plus grand nombre pourrait exprimer vis-à-vis de cela.
- De plus, depuis à peu près 2007, les animes se sont progressivement mis au style Moe et ont commencés une sorte de replis sur eux-même (conséquence de la crise économique ? Ça pourrait être intéressant de se pencher sur la question) pour des histoires d’argents. Sauf qu’à ce moment-là, le style Moe avait réussit à attirer du monde par son côté neuf et rafraichissant. Résultat : les éditeurs ont commençaient à se laisser aller dans la situation de facilité, en produisant en masses des animes de ce type, sachant que cela est la tendance actuelle qui plait (les ventes ne les contredit pas, en tout cas) souvent au détriment d’oeuvre de qualité pariant sur un scénario audacieux ou/et un style original/décalé.
- Enfin, la quasi stérilité du ressorti des animes moe : c’est sympa à regarder et ça passe le temps, mais il ne ressort aucun débat intéressant et/ou captivant autour de ce style, en comparaison avec les autres styles de la japanime qui nourrissent moult débat. Et pour ne rien aider, les fans du style évitent souvent la question sous des prétextes vide et/ou sont désagréables dès qu’on commence à parler de l’intérêt de ce dernier.
Si l’on définit le moe comme un genre privilégiant le spectacle de l’ennui de personnages “mignons”, au détriment de tout projet narratif, alors le moe est un nihilisme total, au même titre que la télé réalité : on met des personnages à l’écran, et cela suffit à susciter l’intérêt.
Le plus amusant, c’est que les fans de moe ont les mêmes arguments que les fans de télé-réalité : “ça passe le temps”, “ça divertit après une journée de travail”, “ça fait du bien de se vider la tête”, etc…
Est-il utile de préciser que les amateurs d’oeuvres sérieuses, élaborées, dramatiques (et cela englobe aussi bien Mushishi, NHK ni Yokoso, que TTGL ou Naruto) ont aussi un travail et des soucis quotidien ?
“Tant que les animes moe eux, ne proposent que des oeuvres légères et/ou humouristiques (après tout, c’est le but même du moe) Cette restriction d’oeuvre limite déjà l’intérêt qu’un plus grand nombre pourrait exprimer vis-à-vis de cela.”
J’ai l’impression que l’ont mets une définition au moe “oeuvre légère sans interêt” et qu’on reproche ensuite sa définition. Quelles sont pour vous les oeuvres moe sur les 5 dernière années et lesquelles ne le sont pas ? J’ai l’impression qu’il y a un certain quiproquo depuis le début. “Le moe c’est ce qu’on aime pas”, ou tu décris juste K-on ? Mettez vous les adaptations d’Eroge dans le style moe ? (eroge/galge appelé aussi moe game) Il me semble que les adaptations d’eroge sont pas trop dans le style léger mais plutot tragique souvent.
“- Enfin, la quasi stérilité du ressorti des animes moe : c’est sympa à regarder et ça passe le temps, mais il ne ressort aucun débat intéressant et/ou captivant autour de ce style, en comparaison avec les autres styles de la japanime qui nourrissent moult débat.”
Pour l’instant on a un beau débat
« Le moe c’est ce qu’on aime pas », ou tu décris juste K-on ?
Je suis d’accord, sur le coup. J’ai l’impression qu’on manque de nuances dans la discussion. Quand on vous lit, on a l’impression que le moe est le mal et ceux qui l’aiment sont des idiots. Je ne suis pas fan de moe. J’ai eu du mal avec K-On. Je ne supporte pas Mikuru de Haruhi. Et pourtant, Lucky Star reste un de mes animes préférés. Pourquoi ? Grâce au moe. Le moe, ça peut donner du bon…c’est comme tout le reste. Tout comme les animes qui essayent de faire réfléchir, avec des scénarios et des settings alambiqués peuvent être franchement moyens (j’ai Ergo Proxy en tête).
La notion de moe tourne autour du kawaii japonais, je dirais. C’est moins du nihilisme qu’un aspect de la culture, non ? L’appréciation du moe, à mon avis, n’est pas rationnelle, mais plus relative à une sensation/émotion. Est-ce que c’est mal, en soi ? Je pense que c’est à cause de ça qu’une partie de ceux qui aiment ont du mal à décrire exactement ce qu’il aiment dans le moe. Et c’est pour ça qu’on a pas de belle définition claire et nette de la notion. Le but de l’anime, c’est de nous intéresser. Grand nombre de productions le font (ou essayent) avec un scénario bien construit (ou pas), le moe le fait par l’intérêt que le spectateur porte aux personnages, à l’attachement particulièr qu’il a pour un ou plusieurs d’entre eux. Après, certains parlent de fetichisme, l’apparentent au lolicon, le mettent au niveau de l’ecchi. C’est possible, mais contestable. Pour tout vous dire, je ne me sens pas capable de répondre. Enfin, de mon côté, je trouve moe et érotisme relativement incompatibles, mais ce n’est que mon avis.
Le problème majeur avec le moe, c’est qu’on a moins besoin de se casser la tête pour faire l’anime. Mais ça marche comme pour les animes qui présentent un scénario plus développé que dans les animes de type atmosphère, dans lesquels j’inclus ceux centrés sur le moe (où, soyons honnêtes, il ne se passe pas grand-chose) : un scénario déjà-vu dix milles fois, c’est chiant. Les rebondissements que l’on voit arriver de loin, la disparition du suspense, c’est chiant. Bah de même, les personnages stéréotypés réutilisés qu’on connait déjà (oui, je me répète), c’est chiant. Le fait qu’on mette les personnages dans des boîtes, et qu’on les ressorte à chaque anime, ça nuit à la diversité, et c’est ça qui est embêtant. Pour moi, le moe inclut cette catégorisation, mais n’y est pas réductible. Konata est nouvelle, elle est intéressante. Les 70 000 loli tsundere type Shana/Taiga/Louise, et même Kirino, c’est horrible. Le moe c’est pas mal en soi. C’est le trop de moe toujours pareil qui est insupportable, et critiquable de plein droit.
Accordez vos définitions du moe, parce que là ça part en couille entre commentaires qui ne parlent pas de la même chose.
ChaosLink: Quand on parle de sous-culture pour l’animation japonaise, je te rassure ça ne veut pas dire culture inférieure, ça veut dire partie d’une culture plus large(ici la culture visuelle japonaise voire la culture japonaise tout court).
Kyoshi; Le problème du moe ce n’est pas le concept en lui-même, c’est ce qu’on en fait, ou plutôt ici ce qu’on en fait pas. Le public qui fait vivre ce genre, comprendre 2ch, Sankaku Complex ou les gens qui sont sur la même ligne que le proprio d’ici est un public qui n’a absolument aucune exigence de qualité(on l’a vu ici avec les “il faut accepter le changement” et autres phrases du même tonneau). C’est un public qui n’en a rien à cirer du contenu comme on a pu le voir avec le hype sur Black Rock Shooter. C’est comme l’a dit brotch un public presque équivalent à celui qui consomme de la télé-réalité.
T’es créateur et tu réalises parfaitement que ton public va avaler absolument tout et surtout n’importe quoi du moment qu’il a ses 25 minutes/semaine et plus si affinité, pourquoi te fatiguer à créer un scénario et des personnages alors qu’il te suffit d’ouvrir tes boîtes “harem”, “tsundere” et compagnie et de verser dans la soupe pour que tout le monde se mette à table? On a l’animation qu’on mérite, si la majorité des animés moe ont une animation pauvre et un scénario qui tient sur un mouchoir donc un intérêt nul dès lors qu’on a un peu d’exigence, c’est parce que son public le veut bien.
Et toi, Soren (et autres), peux tu faire une liste représentative d’anime de ces dernières années qui utilisent le moe sans contenu et une liste d’anime qui l’utilisent avec contenu ? (Si possible de ces dernière années, mais aussi plus vieilles) J’aimerai me faire une idée de ce qui est considéré “bon moe” et “mauvais moe” par ses détracteurs.
Personnellement j’aime le “moe” autant dans un film de Ghibli que dans K-On. Sous des formes différentes et entre ces deux “extrêmes” il y a une variété que je trouve intéressante
En fait je vais faire plus simple. J’ai fait un échantillon d’animes qui utilisent plus ou moins de filles mignonnes que l’on pourrait considéré “moe”
http://pastebin.com/r7DhqWXe
Vous pouvez essayer de repost cette liste en la complétant et en disant selon vous si c’est “bon moe”/”mauvais moe” pour voir si tout le monde est d’accord
Le moe dans un Ghibli ? Putain mais JY tu parles de quoi là ?
A la base, le moe c’est ce que dégage un caractère féminin adorable, idéal, dans des situations qui la rendent proches de l’audience. Un genre de tension sexuelle purement otak. Par extension, le “genre” moe, c’est l’anime qui consacre l’essentiel de son temps à nous présenter des personnages féminins idéalisées (très jeunes, insouciantes, pleines de fantaisies, pures, etc…) dans des situations banales, ou confrontées à des loisirs otak, et qui se complaît dans cette représentation statique de la “perfection” féminine selon 2ch.
Autrement dit, un animé sans projet narratif, ni dramaturgie. Autant certains studios se spécialisent dans le moe pur (KyoAni en tête), autant la plupart ne font que s’inspirer de ce courant en injectant du moe dans des animés aux bases plus classiques.
Le résultat, c’est des animés qui n’avancent pas, avec un scénario bancal et une galerie de perso inutiles longue comme le bras.
Ce que tu viens de dire est à peu près aussi réducteur que “moe” = “japanime moderne” cité dans l’article.
Le désir de protection d’un gamin pour une petite fille que j’ai vu dans les films de Ghibli, je le considère aussi comme du moe.
Pour moi tu confonds romantisme et moe, mais bon on trouvera pas la définition dans le dico. Je pense juste que ma définition (testée et approuvée Sankaku/4chan) est plus pertinente.
Je trouve la définition de JY plus pertinente personnellement.
Nausicaä est moe, sans vouloir te choquer. :p
Ce qu’il faut pas lire.
Moé :
Si le mot Moé vient à l’origine d’un verbe (moéru) signifiant “éclore”, il est aujourd’hui utilisé comme adjectif par de nombreux otaku qui se sont approprié ce terme. Moé est difficile à traduire, puisqu’il exprime un sentiment, une sensation de plénitude à la vue d’un personnage fictif ou réel (souvent féminin) qui vous fait craquer, par son innocence, sa candeur, sa naïveté ou encore son jeune âge.
Source : Bienvenue dans la N.H.K. Tome 1, Lexique ; Editions Soleil Manga
Mon scanner est pas branché, on s’en passera je pense ?
Définition peut être pas parfaite, mais qui a le mérite d’exister
Il n’y a jamais été question de désir sexuel ou romantique dans le moe. Ceux ci peuvent accompagner le moe, mais ne sont pas nécessaires.
Pour ma part, c’est moins le mauvais anime moe que le mauvais anime tout court qui pose problème. Un anime avec un scénario cohérent (même pas besoin qu’il soit profond), des personnages un minimum travaillés, une bonne animation, une bande-son agréable à l’oreille et un style graphique moe (s’il est bien dessiné) a peu de chances d’attirer les hurlements de la foule. C’est lorsqu’un ou plusieurs éléments sont mal fichus (et j’ai sans doute oublié des éléments dans ma liste) que les gens râlent. Si le style graphique moe, aussi bien dessiné soit-il, est la seule chose réussie de l’anime… Il suffit de lire la discussion précédente pour comprendre l’effet que cause ce genre de déséquilibre.
La façon dont JY tente (encore) de noyer le poisson en associant le “moe” à tous les anime de son répertoire via la définition du terme qui a prévalu pendant six mois en tout et pour tout est vouée au mur de briques. Il va sans dire que les séries qualifiées de “moe” par leurs détracteurs (et même par leurs fans) sont celles qui ne reposent, à peu de choses près, que sur cette seule dimension, et non pas celles où apparaît tel ou tel personnage vulnérable dans l’Episode 09, ou tel élément isolé dans un ensemble bien plus vaste. Reste à savoir si la technique qui consiste à prendre les gens pour des idiots en leur présentant ‘Full Metal Panic !’ ou ‘Tengen Toppa Gurren Lagann’ comme étant du “moe” portera ses fruits ou si nous sommes une nouvelle fois dans le cas de figure inéxorable décrit plus haut : celui qui veut que plus les “moephiles” essaient de défendre leur escalope, plus ils la piétinent copieusement.
Merci Amrith de nous faire comprendre que nous parlons de séries purement théroiques, qui n’existent pas dans les faits. Ou alors, on veut des Noms!!!!!!!!
Je cherche à trouver des réponses précises, histoire de comprendre exactement quels sont les animes “fautives”. A la place j’ai des réponses vague et de la réthorique.
J’ai lancé une définition citée.
Amrith : je ne répondrais pas plus que cette ligne a tes attaques personnelles
Nous ne sommes pas du tout d’accord sur la définition de moe apparemment déjà. Et c’est un problème.
Dites moi donc quelles animes de ces dernières années vous considérez “mauvaise” et “moe” .
Evangelion, FMP et TTGL des séries moe, mais de quoi tu parles JY?
J’ai pas fait une liste de séries moe, chose que l’ont cherche à définir, j’ai cherché à trouver un échantillon de séries qui d’un coté ne font QUE du moe et d’un autre coté utilise des éléments de moe sur un personnage ou à un moment, chose qui a été citée comme “bon moe”
De plus, pour éviter les confusions, je propose de garder le terme “moe” pour sa définition originelle et d’utiliser de terme “moeblob” qui exprime l’excès de moe dans les séries actuelles, terme utilisé pour décrire K-On.
Plutot que de parler d’animes “moe” qui est assez vague, je trouve que anime “moeblob” exprime plus cette différence de quantité.
> “Je cherche à trouver des réponses précises, histoire de comprendre exactement quels sont les animes ‘fautives’. ”
Tout ça a déjà été dit à satiété, notamment sur un topic de MATA au cours duquel tu es passé par dessus la troisième corde. Tu recommences ici le même numéro factice du “Je veux comprendre”, soit, mais certains le connaissent maintenant.
Hmm à vrai dire j’ai pas lu les 80 COMMENTAIRES (PUTAIN MAIS 80 COMMENTAIRES POUR UN DÉBAT PÉRIMÉ QUOI !) parce que comme les premiers, les suivants doivent surement être juste haineux, plein d’ego et écrit par des gens qui souhaitent que leur point de vue soit reconnu car persuadés de la véracité de leur opinion, ou plus simplement chiant et pas franchement enthousiasmants.
Je me permettrai juste de faire référence au premier commentaire d’Amrith qui définissait le passionné, définition juste soit dit en passant.
Mais le passionné, c’est bien la personne qui à la passion, je me trompe ?
Eh bah dans ce cas vous êtes tout sauf des putains de passionnés.
Bordel, la passion c’est censé être un truc qui réuni une communauté autour d’un centre d’intérêt commun afin de PARTAGER. La passion est un truc qui se PARTAGE.
S’envoyer des trucs à la gueule sans vergogne afin d’imposer une opinion qui prouverait qu’une interprétation d’une passion vaux mieux qu’une autre, c’est juste de la GROSSE CONNERIE et surtout pas du PARTAGE.
Je sais pas de quelle façon vous digérez le mot “tolérance”, mais ça doit pas être franchement ragoutant.
#dégout #rage
Bah nan, la passion ça rassemble pas forcément. La preuve, les passionnés d’animés/mangas/jv sont pour beaucoup (peut-être pas la majorité, mais une bonne proportion) des gros asociaux. Beaucoup n’ont pas besoin de rejoindre le consensus pour vivre leur passion.
D’ailleurs, je crois que le vrai passionné est celui qui est capable de défendre sa passion contre la marée des autres passionnés.
En outre, ce que tu as pas l’air de digérer, c’est que de plus en plus de gens se détournent de l’animation japonaise précisément parce qu’elle ne livre plus que de la soupe formatée sans âme.
Ces quelques arguments de bon sens posé, ton commentaire est probablement le plus haineux et aigris de tout le fil.
Très cher Xian,
Je vous revoie à vos cours de Latin pour retrouver la vraie définition de “passion”.
“Passion” vient de “patior” signifiant souffrir, éprouver, endurer autrement dit un ensemble d’états dans lesquels un individu est “passif”, par opposition aux états dont il est lui-même la cause.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Passion
Ici, on a une belle brochette de gens qui souffrent, dominés par leur pulsions produites par des bandes dessinées et des oeuvres d’animation. Comme l’ont dit les stoïciens, les passions sont des perversions de la raison, des égarements de notre jugement qui nous écartent de nos devoirs naturels.
Donc, il est tout naturel que devant tant de “passion”, les gens commencent à se taper dans la gueule.
Cela dit, le fait d’être “passionné” est déjà un fait inacceptable puisque qui dit “passion”, dit soumission à ses pulsions et donc perte de liberté. Liberté qui n’est regagné que par la recherche de la prise de conscience de notre soumission face à ces pulsions et la recherche des causes qui déterminent celles-ci afin de mieux les maîtriser. La compréhension de ces causes qui nous déterminent, entraînent la naissance des VERTUS, les clés de l’”eudaimonia”.
Ici, plus qu’une scène de pugilat, je vois un groupe de vieux fans d’animation qui, après des années de réflexion et de remise en question sur ces causes qui déterminent ses passions, ont atteint ces vertus libératrices et qui essaient avec patience (?) d’éduquer d’autres fans d’animation encore victimes, prisonniers de ces pulsions destructrices, de ces passions qui leur empêchent de vivre librement leur amour de la bande dessinée et l’animation.
La violence ne vient pas des propos de Maître Zêta, mais des passionnés contrôlés par des pulsions qui leur obligent à utiliser poings, pieds et dents pour essayer de sauvegarder cette “bulle de passion” face, non pas à des “doxa” (des opinions, préjugés), mais aux arguments justifiés des intervenants non-moephiles.
Tu as raison quand tu dis qu’une passion ne vaut pas mieux qu’une autre. Mais la vertu vaut toujours mieux que la passion.
J’ai du mal à saisir l’intérêt de vouloir établir des listes moe/pas moe ou bon moe/mauvais moe alors que l’on parlait du courant en lui-même, donc dans un cas général et pas en prenant chaque série au cas par cas, hormis d’ergoter indéfiniment sur qui est dans quelle liste au lieu de répondre au sujet.
Xian: inb4 Drig: passion<vertu. Sinon osef.
Argf … Grilled
Une discussion sur le moe sur Mataweb, c’est un peu comme une discussion sur le communisme chez la baronne de Rotschild. La seule chose que les convives en savent (à part peut-être le petit neveu qui a lu des passages d’Engels) c’est que c’est le Mal et qu’il faut à tout prix lutter contre.
Non que ce fil de commentaires-ci ait été tellement mieux inspiré, du reste.
J’ai mis tellement de temps à taper ce message qu’il est devenu hors-sujet. Tant pis, je n’ai pas envie de le jeter.
JY (sur le mauvais moe) >> Je vais avoir du mal à répondre à ta question, dans la mesure où je tiens rarement plus d’un épisode quand une série me donne envie de dormir au bout de deux minutes. Dire que tout un anime est pourri quand on ne tient pas un épisode ou que le résumé donne envie de partir en courant avant d’avoir essayé, ce n’est pas très objectif. En plus, je n’aime pas le style graphique moe (ce qui ne veut pas forcément qu’il est nul dans l’absolu), donc je n’ai pas toujours besoin du résumé pour fuir…
De plus, je trouve ton raisonnement bizarre. Pourquoi serait-ce les gens qui, toute notion de qualité mise à part, ne sont pas le public visé par l’anime moe qui devraient s’exprimer sur la question ? En général, ce sont les fans qui viennent défendre les titres qu’ils estiment les meilleurs, ceux qui justifient l’existence d’un genre. Et ce devrait aussi être eux qui stigmatisent les daubes. Pas l’inverse.
Mais si tu veux des titres, allons-y joyeusement…
Lucky Star : Vu 6 minutes : J’ai décroché très vite, car elles me prenaient la tête avec leurs histoires de cornets et de choux. En plus, leurs petites voix suraigües me donnaient envie de les jeter dans un sac et de les balancer à la flotte, histoire qu’elles meurent en silence. Inutile de dire que je n’ai pas vu d’humour dans ce titre.
Clannad : Vu 4/5 d’un épisode : J’ai trouvé les personnages si bizarres que j’ai cru que le scénario tournait autour de leurs problèmes mentaux. Soit j’avais raison, soit les personnages étaient mal construits.
He’s my master : J’ai dû voir un épisode et demi (sur une chaîne ADSL). Je n’ai pas accroché non plus : personnages clichés et mal développés, pas assez d’humour alors que l’anime ne pouvait devenir intéressant qu’en mode très décalé et des dessins qui me semblaient mal faits.
School Days (c’est moe ça ?) : Je ne dirais pas qu’il est mauvais en soi, mais je l’ai trouvé long… Pourtant, je n’ai vu qu’un ou deux épisodes. Il n’y avait pas assez d’action à mon goût, trop peu d’intrigue, des personnages peu intéressants… Mais ça reste subjectif je pense.
Haruhi Suzumiya toutes versions : Je ne pense pas que l’anime soit mauvais, au contraire, mais je suis passée totalement à côté. Je n’ai pas ri, je n’ai pas trouvé le scénario, je n’ai pas apprécié les personnages (je pense avoir été proche de la pulsion de meurtre à un moment) et pourtant je n’ai tenu que trois épisodes.
Chobits (moe toujours ?) : J’ai vu plusieurs épisodes sur KazeTV. C’était marrant de temps à autre, un peu touchant par moments, bien dessiné (Clamp quoi), mais loooooooooong…
Toradora : J’ai dû voir un épisode, mais j’ai envisagé d’en regarder plus. J’ai trouvé les personnages sympathiques, avec un style graphique qui mettait leurs caractères en valeur, même si le scénario n’était pas très prenant (tranche de vie quoi) .
Higurashi no naku koro ni : J’avais bien aimé le début, mais j’ai dû décrocher vers l’épisode 4 ou 5. J’espérais voir plus d’intrigue policière et moins de tranche de vie. Là aussi, mon désintérêt ne sous-entend pas médiocrité.
Les seules fois où j’ai apprécié un anime moe, c’est lorsque l’humour était (ou me paraissait) tellement délirant que l’anime devenait un gros portnawak ne se prenant surtout pas au sérieux. C’était le cas de Rizelmine, Bokusatsu tenshi Dokuro-chan et surtout Moe-tan. Mais le problème reste le même : ce n’est pas parce que j’ai bien ri devant que le scénario était excellent ou les personnages travaillés. En fait, le portnawak apprécie les scénars et les persos bateaux. J’ai l’impression qu’il fonctionne mieux ainsi.
A présent qu’une personne ne s’intéressant que très peu aux animes moe a exposé l’ensemble de ses expériences sur la question, est-ce qu’un fan va se décider à défendre son genre de prédilection ? Chacun son tour pour les titres
Merci de tes efforts. C’est plutôt dans une réflexion de comprendre quels est l’étendue du problème et si c’était juste des productions type Xebec (assez simples) ou bien si c’était plus général au niveau des animes incriminées que je voyais cette question.
Je me refuse en fait d’imposer les animes que j’aime aux autres. Les arguments pour regarder ces animes moeblob sont déjà rabâchés, divertissement, etc.
Cela dit à titre d’exemple, en tant que “Keyfag” je peux te raconter que j’aime la succession de moments drôles, tragique, “heartwarming” dans leurs oeuvres et la manière dont ils s’enchainent.
J’ai pu apprendre cela dit une chose importante qui répondra à l’auteur de l’article si il lit cette ligne dans la nuée de commentaires :
Pour un “extrémiste anti-moeblob” qui crache à longueur de temps avec verve il y a des dizaines de personnes qui n’aiment pas le moeblob et que ça agacent mais qui agissent avec politesse et retenue. J’ai pu discuter avec ces personnes et c’est toujours un enrichissement mutuel de mieux comprendre l’autre même si nos points de vues sont différents.
Il y a encore plus de la “majorité silencieuse” pour qui le moe ne les intéresse pas, et qui s’en fichent.
Au final la cause de cette haine, je pense que c’est plus une peur de ce qui est différent et/ou nouveau, catalysée par une incompréhension. Comme disait Yoda : “La peur est le chemin vers le côté obscur : la peur mène à la colère, la colère mène à la haine”
Honnêtement, je crois qu’il y a aussi un problème au niveau du manque de variété dans l’animation actuelle. A ce sujet, je suis d’accord avec Brotch. Mes difficultés à trouver de nouveaux animes plaisants datent bien de trois ans, pas plus. Avant, ça se passait plutôt bien. Je ne dis pas que seul le moe pouvait engendrer ce problème. N’importe quel phénomène de mode apportant de l’argent plus facilement aurait créé la même situation. Mais c’est tombé sur le moe, donc… A ce sujet, je pense que c’est la vente de goodies/figurines qui rapporte vraiment (je crois que ça a été dit plus haut, mais je n’en suis plus très sûre). Par conséquent, je ne suis même pas sûre que le manque de spectateurs y changerait quelque chose. Je suis d’un optimisme effrayant… Le texte de Gemini contenait d’ailleurs des informations intéressantes sur le sujet, mais cela ne donnait pas trop d’espoir en l’avenir :/
Xian > Tu écris sous le joug de l’émotion. La passion de Mr. X pour le cinéma ne l’astreint pas à soutenir les comédies françaises de Dany Boon et consorts. Je crois plutôt le contraire : que sa passion pour le cinéma l’incite à dénoncer les impostures.
mt-i > Les gens de MATA ont pour habitude de regarder et donc de connaître ce qu’ils critiquent. Un concept qui ne manquera pas de naître prochainement sur certains forums kyoanistes.
Ce qu’on peut dire pour résumer c’est que jamais le trou de Souris n’aura autant attiré les trous du cul.
J’avoue que je suis tres fan pour le coup, ca m’a bien aggrave mon mal de gorge salopiot~
Wow, un article très peu interessant et ultra court avec un merveilleux troll à deux balles : si vous n’aimez pas le moe c’est que vous n’êtes pas otaque. Ben force est de constater que ça marche
Comme quoi les choses les plus simples sont parfois les plus efficaces.
D’une certaine manière je trouve quand même assez déplorable que vous gâchiez autant de temps et de matière grise pour un sujet aussi con que l’éternel débat de la pertinence du moe et ses effets sur la japanim. Qu’importe ce que vous pensez ça n’aura au final que peu d’impact sur le marché nippon et donc sur la production des animes. Et puis c’est pas parce que la production actuelle est “corrompue” par le moe que ça empêche la sortie d’une demi douzaine de bons animes, voir chef d’œuvre, par an. Ne pas sortir aussi l’anime du public qu’il vise (genre Nanoha a clairement été fait pour les pédo-ahem pour les gosses), certains productions aborde même un gros panneau “attention, série pour cerveau en mode off, dégoulinant de médiocrité” rien qu’au planning des saisons.
Laissez les personnes dans leur trip et leurs débats ridicule à base de “c’est Mio la mieux ! Non c’est Ritsu ! Non c’est Yui ! blablabla” et puis évitez de mater des animes si ils ne vous plaisent pas, je vois pas l’intérêt de mater un truc pour se faire chier et troller dessus sauf si c’est à but humouristique, y a tellement d’autre chose à foutre.
Les personnes matant du moe le font parce qu’elles aiment ça et vous pourrez pas leur retirez ce droit, c’est à vous de les ignorer et de leur tapez dessus quand elles empiètent sur votre espace vitale. C’est pas parce qu’on fait partie de communauté qu’on est forcé de tous se supporter, une personne que je juges inintéressante je l’accepterais pas dans mon entourage et je la fuirais.
De toute façon on ne pourra pas changer les idiots, c’est pour ça qu’on a toujours opté pour des génocides de masses qui sont largement moins fastidieux, moins pètes couilles et bien plus fendards.
Le point positif du moe c’est qu’il permet de faire prendre conscience de certains fétichismes bien étranges et permets d’assumer la part de perversité qu’il y a en nous. Le beret c’est le bien, le beret c’est la vie, vive le beret o/
Et que ça nous permet de nous sentir SUPERIOR.
… et merde j’ai perdu mon temps à poster des conneries >.>
J’approuve le MEGA VANNE.
Alors voyons ça, “Si t’aimes pas le moe, t’es pas otak’” Ow, on dirait un vieux slogan de pub de merde.
Bah écoute ok. Du moment que tu m’empêches pas de matter c’que j’veux…
*passe à autre chose*
Sinon pour votre information il y a des animes ed qualité dans la section Moe. K-On est un bon exemple, mais je pourrais en citer plein d’autres de “moe” qui m’ont marqué : Mahoromatic, Kimi ga nozomu Eien, Da Capo, Shuffle… Ouais, c’est sûr, la réflexion ou la profondeur scénaristique dans ces animes ne brille pas, mais l’important est qu’ils m’ont fait ressentir quelque chose, et du coup j’en garde un souvenir mémorable dans ma tête; C’est parce que je suis plutôt romantique et un peu fleur bleue aussi au final, et c’est pour ça que ça me plaît.
C’est juste que ce genre d’animes n’est pas pour certains, qui vont préférer regarder quelque chose qui va les pousser à réfléchir, qui va leur apporter autre chose; C’est bien mais malheureusement ça n’est pas ce que la grande majorité du public otaku attend, c’est comme ça: il y a donc plus de productions à tendance moe et donc statistiquement plus de merde aussi (inutile de se voiler la face, il y a bien 60 à 70% des séries moe qui sont juste du divertissement pur et dur sans réels sentiments)
Bref, arrêtez juste de faire les aigris car vous n’aimez pas ce qui se fait en mainstream, il y a des animes excellents avec l’attribut “moe” collé dessus, c’est juste qu’il y en a plus que des mechas, ou du fantastique, par exemple.
Un billet digne d’une brève de cdt sur twitter sur une question qui n’aura jamais de réponse et plus de 80 commentaires ; bienvenue sur la blogosphère otaku française. Après avoir lu ce que tout le monde à écrit, je n’ai envie de dire qu’une chose : prout. Franchement.
Autant discuter d’anime sur #Japanim, on avancera plus rapidement.
/me se marre bien en bouffant du pop-corn.
Mais quand même, celle-là, elle est énorme :
>>Les gens de MATA ont pour habitude de regarder et donc de connaître ce qu’ils critiquent.
Donc Amrith reconnaît mater des animes moe alors qu’il sait qu’il va les détester. Donc il préfère continuer à perdre du temps dans le monde des animes qui ne le satisfait plus plutôt que d’aller s’intéresser à d’autres formats qui répondront plus à ses attentes.
C’est franchement dur de ne pas se foutre de la gueule des gens quand ils atteignent ce niveau de stupidité. :p
Oh, et pour ta question sur l’existence de théories dans les animes moe, demande à mt-i, je me souviens qu’il avait lâché un lien vers un blog anglais sur Sorawo-truc une fois. Je suis sûr qu’il doit avoir d’autres références dans ce genre de domaine
J’aurai appris quelque chose d’intéressant dans ce débat : Amrith est soit sado-masochiste soit un adepte du moe qui ne s’assume pas. Nice
Quelqu’un a des Curlys ?
>>Les gens de MATA ont pour habitude de regarder et donc de connaître ce qu’ils critiquent.
Donc Amrith passe son temps à mater des animes moe. J’aurai appris quelque chose d’intéressant finalement, ça en dit long sur sa logique.
Tssss… Tout ça parce que tu voulais poster le 100è message
Allons Natth, depuis le temps que tu me connais, tu sais bien que ma quête d’illumination bouddhiste, qui repose sur un échange élitiste et éclectique, ne peut fleurir si je ne puis affronter les hordes de Mâra dans un désintérêt quelconque. En sous-entendant que je puisse souffrir d’une attention quelconque pour une satisfaction intellectuelle purement matérialiste, tu remets en cause les lotus qui ont germé sous mes pas vers le bodhi.
Ou pas.
Prochain débat : La portée philosophico-religieuse bouddhiste du Curlys au sein des échanges antagonistes de la visualité moderne.
Vous avez trois heures 8|
> “Donc Amrith reconnaît mater des animes moe alors qu’il sait qu’il va les détester. C’est franchement dur de ne pas se foutre de la gueule des gens quand ils atteignent ce niveau de stupidité. :p”
Tu fais un fort bel usage de l’argument-chaussette, celui que les marmots de onze piges tournent et retournent à volonté dans la cour de récré : tu n’as pas le droit de critiquer sans regarder, mais si tu regardes alors que tu n’aimes pas lol comment t’es trop bête. Félicitations, parce que je croyais sincèrement que ce type de rhétorique hydrocéphale disparaissait au premier poil de testicule, et ça reste le cas, la plupart du temps.
Je plains Axel d’essayer, seul, de semer quelques graines pendant que tes copains et toi vous relayez pour pisser sur les tulipes.
Des amis ? ^^”
Tu peux m’indiquer lesquels, juste par curiosité ? Non, car bon, si tu me ranges parmi les adorateurs de moe ou de KyoAni, je crois que tu as fait une légère erreur.
De surcroît, je n’ai strictement aucun remord à critiquer sans regarder. Et là, je t’offre un boulevard pour dire que je manque d’honnêteté intellectuelle si je critique sans voir. Va.
Mais tu m’excuseras, regarder quelque chosepour en dire du mal tout en sachant que tu en penses du mal par définition et par défaut, je cherche tout autant l’honnêteté intellectuelle là-dedans. Et là, j’ai plus l’impression de converser avec un animefag qui bouffe n’importe quelle merde qui passe parce que sinon, il fait sa ch’tite crise de manque. Désolé, mais mes sales goûts élitistes ne se mélangent pas avec la populace de bas étage. Moi, je ne regarde quasiment jamais de merde, monsieur, que du bon goût, je fais tout juste des erreurs par faute d’inattention parfois. Ca s’appelle avoir du goût :]
Et pis bon, citer Axel alors qu’il est l’adorateur premium de moe et qu’il n’est clairement pas du genre à s’ouvrir à d’autres types d’anime à ce que j’ai compris, je trouve ça un peu fort de café. Remarque, ça vous fait un terrain d’entente par défaut.
Mais je reste quand même baba de ta capacité à annihiler toute l’intelligence que tu possèdes. Je suis à peu près certain que tu peux être un puits de science dans certains domaines, mais tes manières de discussion kevinesque font que tu crâmes d’office toutes tes chances d’amener la discussion à un niveau intéressant. J’imagine que tu dois y prendre du plaisir. Je n’y vois que du gâchis. Mais si ça te plaît de jouer un modèle de kevin en mode soutenu qui consiste à dire dans un langage plus propre “Non, mais MOI, J’AI RAISON-EUH D’ABORD-EUH”, soit. Fais-ton plaisir. Et profite des failles de mon message pour te praiser, je sais que tu en jouis d’avance. Mais je suis au regret de pouvoir te le dire que ça ne servira à rien. Au mieux, à me faire sourire quand je mangerais ma pizza ce soir.
Question subsidiaire en passant : tu as vu combien d’anime moe, lesquels et quels sont ceux que tu as apprécié ?
Moi je reste baba de te voir parler d’honnêteté intellectuelle alors que ta seule ressource quand on signale que tu débites des foutaises c’est de l’ad hominem niveau collège…
Que veux-tu, les combats digne de Don Quichotte, je ne puis m’empêcher de les trouver rigolo et de taquiner les gens. Je suis faible contre ma propre fourberie :]
>Un billet digne d’une brève de cdt sur twitter sur une question qui n’aura jamais de réponse et plus de 80 commentaires ; bienvenue sur la blogosphère otaku française. Après avoir lu ce que tout le monde à écrit, je n’ai envie de dire qu’une chose : prout. Franchement.
Désolé de m’insurger, mais j’ai l’impression que c’est les interventions gratuites, pseudo-cyniques et qui visent à essayer de montrer une quelque supériorité à ceux qui discutent qui n’ont pas leur place ici.
Enfin, je suis d’accord avec toi jusqu’aux deux derniers posts. Il n’y a aucun intérêt dans les attaques personnelles, c’est futile. Et pour rajouter mon grain de sel, les masos qui regardent des animes qu’ils n’aiment pas sont nécessaires, parce que sinon les animes n’auraient que des critiques positives, ou des critiques négatives infondées…
Je ne suis pas d’accord sur le fait que ” les masos qui regardent des animes qu’ils n’aiment pas sont nécessaires, parce que sinon les animes n’auraient que des critiques positives, ou des critiques négatives infondées…”.
Pour faire une véritable critique négative correcte, il faut être allé vers l’anime en question avec un a priori neutre ou positif, ou à la rigueur, avec une grande ouverture d’esprit qui dit “bon, ça me tente pas trop, mais je vais essayer quand même”. Avec un espoir, une envie d’y chercher des qualités.
A quoi ça sert de critiquer un anime négativement alors que dès le départ, on ne le regarde pas pour ce qu’il est, mais pour ce qu’il n’est pas ? C’est se décevoir d’avance ! Quelqu’un qui a un avis négatif sur le moe, de base, et qui n’est pas fichu de passer outre quand il regarde un anime (parce que la vrai question, c’est si on est capable de regarder “au delà du moe”, sans qu’il nous pique – trop – les yeux et nous rende aveugle), va avoir lui porter un regard pessimiste et faussé.
Et là, j’imagine que pour s’être fait mal en regardant un anime déprécié, on compense en le bâchant allègrement sous prétexte qu’on l’a vu…
Bien sûr il reste le cas où un truc que l’on estimait pas pour deux sous a finalement du potentiel, mais ce n’est pas de cette catégorie que je parle là.
Non, on a pas besoin de “masos qui regardent des animes qu’ils n’aiment pas”. On a besoin que chacun soit capable, s’il le veut un jour, d’essayer un anime qu’il n’aurait pas forcément essayé de lui-même, en partant sur de bonnes bases.
C’est dans cet esprit que j’ai essayé tant Gundam Seed, I my me Strawberry Eggs, Nanoha, Shangri-la que Vampire Knight, tous des animes d’horizons assez différents et où au bout d’un certain nombre d’épisodes j’ai constaté à quel point un ensemble de faiblesses m’empêchait d’apprécier la série, de m’y accrocher, d’y prendre une quelconque mesure de plaisir ou de réflexion. A partir du moment où on n’a plus d’espoir sur une série, c’est fini – si on suit cette théorie jusqu’au bout.
Les seuls masos valables restent ceux qui regardent un anime qu’ils n’apprécient pas juste pour se marrer devant, sans se prendre au sérieux. Mais du coup, ils ne sont pas masos puisqu’ils font ça pour se prendre des barres de rire.
Ping : Oh mon Dieu encore un article qui parle de Moe, de Cancer, d’élitistes, de déclin de l’animation japonaise… | Twilight Eye
Enfin, je ne suis pas d’accord avec toi jusqu’aux deux derniers posts.
(Désolé pour le double-post, c’est toujours le “pas” essentiel que l’on oublie quand il faut pas…)
Corti, jusqu’à il y a peu, le sujet était au “moe” et à son rapport avec les otakus. Puis tu as pris la parole et il a dérivé vers moi, ce que je regarde, pourquoi… donc je ne pense pas que tu sois le mieux placé pour dire que je kevinise quoique ce soit. Il y a cette récurrence chez toi qui consiste à commenter la psychologie supposée des personnes plutôt que le contenu, on l’a revu récemment chez Guilhem où tu as repassé les chemises du maître des lieux, pour ma part je suis plutôt confiant sur ce point ; j’illustre mon avis d’exemples depuis douze ans sur le net, mes raisonnements sont ce qu’ils sont mais sont largement appuyés sur les faits et de plus en plus, partagés par plusieurs grands noms de l’industrie.
Au verso, aucun “moephile” n’a jamais su me répondre – à moi ou à un autre d’ailleurs – autrement que par [i]“Nananinana tu crois que tu as la vérité absolue”[/i] – ce que tu fais d’ailleurs ici en quelque sorte – comme si l’humilité consistait à avoir si peu de conviction qu’il faille situer sa propre opinion à égalité de celle du voisin. Ceux qui se débarassent du problème en marmonnant “Untel est élitiste” ou “Untel croit toujours avoir raison” le font désormais instinctivement, systématiquement, pour ‘oublier’ de répondre sur le fond. C’est minable désolé. Je le dis honnêtement, ceux-là, les relativistes absolus pour lesquels avoir sa propre conception de ce que devrait être l’anime est brocardé comme étant une forme d’intolérance, incarnent la mort de la pensée, le nivellement fétide continuel, la tyrannie de poche avec le sourire. Le seul danger qui puisse peser sur la sous-culture qui nous intéresse, c’est ce mental de merdeux, de cour de récré, auquel malheureusement, tu ne sembles pas avoir complètement fermé ta porte, à dire le moins. Or ça ne mérite pas le commencement d’une once de respect, et force est de constater que ceux-là sont sur-représentés chez les défenseurs occidentaux du “moe”.
Pour Axel on est au courant, mais dans le cas présent, il est le seul à avoir essayé de poster un commentaire sur ce fil qui échappe en partie à la Prophétie :
[i]En x années, a-t-on déjà vu un « moephile » justifier autrement l’existence de ce type de produits que par des simagrées – « Lol Epic Win Uber Kewl », des tautologismes – « Les temps changent alors il ne faut pas rester figé », des capitulations – « C’est ce que le public veut », des trivialités – « C’est pas prise de tête », des adages péroxydés – « Chacun ses goûts », de la minimisation – « C’est que des japoniaiseries après tout » – ou du déni – « Les élitistes font la mauvaise réputation du moe » ? [/i]
En même temps, dans ton cas, c’est plutôt tentant de t’enfermer dans une case. Et quand je vois que sur le blog de Guilhem, tu as eu le même comportement que lors de l’échange de mail que j’ai eu avec toi, c’est tentant de valider l’assertion que j’avais de toi.
Tu as oublié le mot divertissement dans ta liste finale. Et pis franchement, il était évident que le débat n’allait pas apporter grand chose, on est sur le net. Mais la réponse est simple : ces histoires que vous trouvez sans saveur, sans grand intérêt par manque de profondeur, elles touchent tout simplement le coeur des gens. De façon trop facile, sans doute. Mais voilà, elles cherchent juste à divertir et n’ont pas la prétention d’élaborer un nouveau standard. Elles sont majoritairement faites dans un but purement mercantile, mais dans le domaine de la japanimation, c’est quasiment un pléonasme, surtout quand on voit le fonctionnement de l’industrie nippone qui ne fonctionne que par cible. Alors, “So what ?” Y’en a qui se font chier devant ce genre d’anime ? Ben ouais, comme y’en a qui se font chier devant Votom. J’ai toujours considéré les animes comme du divertissement dont l’intérêt est le plaisir qu’on en tire en les regardant. Si c’est chiant, je zappe et je passe à autre chose. Je n’ai pas la prétention de voir l’industrie évoluer et se sauver, parce que je m’en moque totalement de sa survie. C’est son problème, pas le mien, si elle meurt, je trouverais d’autres medias qui me contenteront, il y en a suffisamment d’autres pour trouver son bonheur.
Et donc, de mon point de vue, on ne regarde les animes que pour se faire plaisir, et si on apprend deux/trois trucs en passant, tant mieux. Mais bon, qu’est-ce que Gundam t’a appris de si important dans la vie ? Que le monde n’était pas manichéen et peuplé d’humains tous gris ? Nice. Bah moi, les shônens, ils m’ont appris à se battre pour les idées. Le moe, que la vie peut être sucrée si on la prend du bon côté. Il est clair que le moe vise un contexte naïf, totalement enfantin. Je ne vois pas en quoi ça serait totalement mal (faut bien que quelqu’un prenne la place de Disney après tout). Et pis tiens, il me semble que K-On finit sur un passage un peu triste avec l’idée de la séparation. Comme quoi, même dans un monde sucré, la tristesse a aussi sa place.
On peut tout aussi être triste pour la mort de Bowman dans Macross Plus que la séparation d’un groupe d’amis moe à la fin du lycée/collège, car c’est aussi une expérience simple de la vie à laquelle on est forcément confronté à moins d’être un autiste. Et là, ça se base sur un morceau de réel finalement. Car bon, se jeter sur un adversaire avec une Valkyrie, on passera pour la réalité du truc.
Finalement, on a le même sentiment qui est provoqué par deux faits différents. Y’a vraiment besoin d’expliquer ce genre de chose, l’origine des sentiments ? Que ce qui peut plaîre n’est pas forcément lié à des réflexions métaphysiques sur la vie, à des batailles épiques, mais tout simplement à quelque chose qui nous rassure, qui offre un peu de gentillesse, un peu d’humour ?
Oui, le moe est niais, naïf et autres. Et il phagocyte un peu tout actuellement. Les personnages se contentent de vivre de façon superficielle. Et alors ? Même si les animes moe voilent un peu la face des gens, nous sommes tous des gens superficiels, le nombre de commentaires sur cette article en est la preuve la plus évidente.
L’empathie régnerait en maître sur le sujet, ça pourrait être intéressant. Mais il n’y règne que par à coups. Donc de là à vouloir prétendre à aborder sérieusement le sujet, j’y crois moyen.
Pourtant, ce n’est pas si dur de comprendre pourquoi les animes moe marchent. Ils sont juste une transposition sucrée du réel, une vision positive du monde sur laquelle on peut se baser et se dire : “Tiens, si des gens ont inventé des trucs aussi sympathiques et on dit que notre monde peut être joyeux, alors le monde doit l’être quelque part”. Ca offre un côté rassurant vis-à-vis des peurs de l’extérieur. Car bon, l’époque des 30 glorieuses où… Ah non, c’est vrai, si je dis que l’existence des animes moe n’est que le reflet de la société actuelle, on va me dire que je dis des bêtises. C’est dommage, car c’est là d’où il tire son origine, imho.
Donc voilà, tu veux une raison de pourquoi le moe marche si bien : parce qu’ils sont rassurants en maniant l’humour, la gentillesse et le sucré en projetant une vision plutôt positive du monde à divers niveaux. Et c’est l’axiome de base qui leur permet leur réussite. Le reste, les personnages, l’histoire, autre, n’est qu’un brodage sur ce postulat. Les animes moe rassurent leurs téléspectateurs.
Ils n’ont besoin que de ça pour fonctionner. Ils donnent envie d’apprécier les côtés agréables de la vie. Le positif niais a toujours eu du succès, c’est pas aujourd’hui que ça va changer. Disney a aussi surfé sur cette vague. Sérieux, Cendrillon, c’est quasiment tout un ôde au moe. Sauf que maintenant, on peut totalement se passer des notions de prince et de princesse car les gens n’y croient plus des masses (ou plutôt, en ont tellement bouffé qu’il leur faut autre chose).
…
J’me demande pourquoi je perds mon temps à te répondre pour enfoncer des portes ouvertes en fait, je suis définitivement et totalement irrécupérable finalement.
Et zut, je n’ai même pas abordé le fait que les animes étaient des animes dédiés totalement aux spectateurs. Rofl, tant pis. Au pire, j’essaierai de m’en rappeler quand je ferais un point moe sur mon article sur la disparition.
Tu persistes à feindre de croire que ce qui est reproché au “moe” est son manque de profondeur ou son absence de questionnements métaphysiques – comme d’autres avant toi sur ce fil. Or ce grief n’a, je crois, même pas été formulé, sinon de manière périphérique, au cours des commentaires.
Maintenant, comparer le “moe” à Disney, alors que le premier flatte l’imaginaire libidinal d’un public uniquement constitué d’adolescents et d’adultes, et que pour le second l’histoire devait impérativement prendre l’ascendant sur les personnages, ça me paraît être une analogie délirante et improvisée.
Oh.. C’est quoi le problème du moe alors, en dehors de mener l’industrie anime à la banqueroute ?
Résume-moi de façon courte et efficace, je serais ravi de contre-argumenter. ^___^
Ma réponse au shitstorm :
http://troudesouris.wordpress.com/2011/01/07/37-la-petite-souris-est-une-crapule/
Et tant qu’à faire :
http://troudesouris.wordpress.com/2011/01/07/36-dans-deux-mois-le-comic-live/
Bon perso, je suis juste venu voir si Lux avait dit des choses intelligentes succeptibles de sauver la blogosphere. Et il est doué le bougre. Cela me met joie.
cependant au détour d’un survol, quelque chose m’a interpellé, c’est l’intervention de mt-i qui est un peu la poëlle qui se fout de la gueule du chaudron. Il fallait que j’intervienne.
je cite donc :
> Une discussion sur le moe sur Mataweb, c’est un peu comme une discussion sur le communisme chez la baronne de Rotschild. La seule chose que les convives en savent (à part peut-être le petit neveu qui a lu des passages d’Engels) c’est que c’est le Mal et qu’il faut à tout prix lutter contre.
mais une discussion sur les anime et par les gens de irc.nanami.fr çà donne quoi ?
bah cela : http://skouetch.net/2009/01/31/ca-fait-toujours-mal-la-premiere-fois/
6 gars qui ne savent pas du tout de quoi ils parlent.
Surtout que quand tu t’essayes via 45 minutes de vent à expliquer l’intérêt de Hayate no Gotoku, je suis sûr que n’importe qui du forum de Narutofan ayant 15 ans et ayant vu cet anime est capable de le faire.
L’adage dit qu’un bon prof est capable d’expliquer des choses compliquées avec des mots simples. Je me dis heureusement que tu n’enseignes pas à des collégiens. Pas pour ton côté lolicon dont tu te vantes, mais j’ai simplement peur que tu ne créés d’autres échecs sociaux.
c’est 10000 ans trop tôt pour toi de ne pas faire preuve un peu d’humilié choupette.
Bonjour,
D’un commun accord entre membres de la blogosphère (à savoir, une discussion à 3 sur #editotaku) On a convenu que :
1) Toute utilisation du mot “moe” est banni à jamais de la blogosphère, forum, touiteur, IRC et chat de StarCraft II
2) Dorénavant on utilisera le mot “lolipute”.
Merci
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